L’Autorité a obtenu l’autorisation de la justice pour pratiquer des visites surprises chez des fabricants de sandwichs.
Le gendarme de la concurrence a annoncé le 16 septembre qu’il avait effectué la veille des visites et des saisies chez plusieurs entreprises du traiteur qui fabriquent des sandwichs. Ces visites « inopinées » ont été effectuées « auprès d’entreprises suspectées d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur de la fabrication et la distribution des sandwichs à destination des grandes surfaces alimentaires », note l’Autorité de la concurrence dans un communiqué diffusé au lendemain des visites.
L’Autorité a tenu à préciser que « ces interventions ne préjugent bien évidemment pas de la culpabilité des entreprises concernées par les pratiques présumées, que seule une instruction au fond permettra le cas échéant d’établir. » Les visites peuvent déboucher sur une poursuite de l’enquête, ou bien conduire à une clôture de celle-ci, sans donner de délais précis pour prendre sa décision.
Toutefois, l’Autorité de la concurrence a dû rassembler suffisamment d’éléments pour obtenir l’aval de la justice puisque ces visites et ces saisies ont été faites après avoir obtenu « l’autorisation d’un juge des libertés et de la détention », selon le gendarme de la concurrence.
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Selon le Figaro du 17 septembre, l'Autorité de la concurrence veut "inciter d'éventuels fraudeurs non contrôlés à se dénoncer ou à apporter de l'eau au moulin de son enquête."
Le secteur de la fabrication-distribution de sandwichs pour les grandes surfaces alimentaires occupe peu d’opérateurs en France. Parmi les entreprises contactées par Agra Alimentation, Sodebo a affirmé ne pas avoir reçu de visite de l’Autorité, tout comme Bergam’s/Le Kiosque à sandwichs. Daunat, pour sa part, s'est refusé à tout commentaire au sujet de ces visites.
En revanche, LDC a indiqué avoir reçu les inspecteurs de la concurrence et coopérer dans le cadre de cette enquête. À noter que le poids du sandwich dans l’activité du numéro un européen de la volaille est faible. En effet, le sandwich représente 16 % de la branche traiteur du groupe, qui elle-même pèse 531,5 millions d’euros, soit 15 % du chiffre d’affaires global du dernier exercice clos fin février 2016.