Sauf dans le cas de l’acquisition par Barilla de Kamps, en 2002, l’Autorité européenne de la concurrence n’a pas entravé les opérations de fusion ou d’acquisition. A l’avenir, les pouvoirs d’enquête des équipes bruxelloises en charge de la concurrence vont se renforcer. Et les amendes pourraient s’alourdir si ses décisions ne sont pas suivies d’effet.
Il n’existe pas quasiment pas, en agroalimentaire, d’intervention très médiatique de l’autorité bruxelloise de la concurrence comme ce fut le cas pour Legrand et Schneider. Les équipes du commissaire Monti ont pourtant été actives sur les grands dossiers de fusion et d’acquisition de l’année 2002 du secteur. Toutefois, sans doute parce que l’industrie agroalimentaire est nettement moins concentrée que d’autres, les exemples d’entraves à certaines opérations sont réduits. Le dernier en date a eu lieu lors de la reprise par Barilla du groupe allemand de boulangerie Kamps. Suite à une étude de marché, la Commission a estimé, en juin 2002, que les activités de Kamps et de Barilla étaient « largement complémentaires », toutefois, « sous réserve de la cession de certaines activités ».
1% du chiffre d’affaires
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Bruxelles pointait du doigt l’activité pain croustillant des deux entreprises en Allemagne. En achetant Kamps, Barilla ajoutait à sa marque Wasa, la marque Lieken Urkorn. Or, toutes deux sont leaders en Allemagne. Le seul autre « concurrent important » aux yeux de la Commission, la division Burger de Brandt, ne faisait pas le poids… Barilla s’est donc exécuté, cédant cette activité. A l’avenir, l’autorité de la concurrence devrait gagner en puissance. De fait, à la fin de l’année 2002, la Commission a proposé de donner des moyens d’enquête supplémentaires à ses équipes en charge de la concurrence. Avec surtout, l’augmentation des amendes au cas où les demandes d’information de Bruxelles ne seraient pas suivies d’effet. Etablies à 50.000 euros actuellement, elles pourraient être portées à 1% du chiffre d’affaires total des entreprises concernées.