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Lavande : vers une évolution de l’AOP huile essentielle de Haute-Provence

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Une étude de FranceAgriMer sur l’huile essentielle de lavande de Haute-Provence labellisée AOP propose deux scénarios pour mieux valoriser le produit, mis en difficulté par la concurrence bulgare. Menée de juin 2020 à juillet 2021 par le cabinet de consultants Triesse Gressard, l’étude diffusée le 18 novembre fait apparaître que l’huile essentielle AOP « peine » sur les marchés car son prix « supérieur » n’est pas corrélé avec la valeur perçue. Les industriels estiment en effet que la lavande AOP se positionne sur la « sur-qualité » des critères analytiques tout en offrant des volumes « insuffisants et irréguliers », alors que la lavande bulgare « répond bien mieux aux attentes des acheteurs » sur les critères de disponibilité et de prix.

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Le premier scénario envisagé consiste à modifier le cahier des charges de l’AOP afin d’« augmenter les volumes disponibles en réponse au besoin de sécurisation des approvisionnements [et] de réduction des coûts ». Plusieurs pistes sont évoquées : « enlever le seuil du rendement de 25kg/ha » ; « simplifier les critères analytiques » afin d’avoir « moins de déclassement » et donc « plus de motivation des producteurs » ; « élargir la zone de production » ; ou encore basculer vers une AOP « Provence ». Le deuxième scénario consiste à « transformer l’AOP en IGP », ou bien à créer en plus de l’AOP une IGP et un Label rouge. Si les producteurs privilégient le premier scénario, ils réfléchissent à deux variantes : une évolution « légère » du cahier des charges avec une commercialisation axée sur la vente directe qui nécessite une « temporalité administrative de l’ordre d’un an » ; ou une évolution « lourde » du cahier des charges pour que l’AOP « représente 90% des volumes de lavande fine », ce qui nécessite une temporalité administrative « de l’ordre de deux à cinq ans ».

La lavande bulgare mieux placée en termes de prix