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En 2012, les ventes nettes consolidées ont augmenté de 4,9% à 1,33 milliard €, l’EBITDA s’établit à 176,9 millions d’euros (113,1 M € l’année précédente) et le bénéfice net s’élève à 97,1 millions d’euros (contre 9 millions d’euros en 2011). Ce bénéfice– note Antonio Baravalle, administrateur délégué dans un entretien avec Il Sole 24 ore – est dû pour près de 40% à des gains en capital sur les titres de la société américaine Green Mountain Coffee Roasters. Lavazza détient 8% du capital de cette société pour un investissement de 10 millions de dollars. L’exercice se termine avec une trésorerie nette d’environ 100 millions. Les actionnaires ont ainsi confirmé l’investissement de 90 millions pour le nouveau siège, mais après des années de développement tous azimuts, l’heure de la rationalisation est venue pour Lavazza.
Une chasse aux coûts
« Toutes les lignes du compte de résultat ont été passées au crible : volumes, marges, coûts de production et de services. Nous avons également réorganisé les sociétés étrangères », explique Antonio Baravalle. Le groupe Lavazza, contrôlée par le holding familial Finlav est l’un des grands mondiaux du café (hors domicile et à domicile). Il est présent dans environ quatre-vingts dix marchés. 46% des revenus proviennent des marchés internationaux, se rapprochant ainsi du seuil de 50% que s’est fixé Lavazza. Sur le plan international, Antonio Baravalle met en tête de ses priorités l’Amérique du Nord, où avec Green Mountain, la firme italienne développe une nouvelle approche du marché qui permet de préparer du cappuccino ou du café « macchiato » à la maison avec la machine Keurig Rivo, un partenariat industriel. Viennent ensuite l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. « Ces marchés stratégiques pour Lavazza ont largement contribué au résultat de l’année 2012, qui affiche une croissance à deux chiffres. Ils seront aussi à la base de notre business plan pour 2013-15, avec une nouvelle stratégie de pénétration et de développement fondé sur le modèle adopté par Green Mountain ». Quant à l’Italie, la faiblesse du marché exige une forte pression promotionnelle. Lavazza a récupéré deux points de part de marché en volume (43,4%, soit 48,4% en valeur). Mais au cours du premier trimestre 2013, la baisse de la demande s’est accélérée. Les capsules sont en hausse de 30%, mais avec un taux de pénétration qui n’est que de 3%.
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