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ENTREPRISE Lavazza veut préserver son indépendance

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Lavazza, qui se présente comme septième acteur mondial du marché du café (avant les opérations mentionnées dans cet article) ne cache pas sa volonté d'internationalisation. Leader dans la distribution italienne avec une part de marché valeur de 47,5 % (Nielsen, 2013), il réalise déjà 46 % de ses ventes à l'international et vise 70 % à moyen terme (50 % à court terme). Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros en 2013 (+ 0,7 %), un Ebitda de 245,7 millions d'euros (+ 39 %) et un résultat net de 84,8 millions d'euros (-12,6 %). Le rachat de L'Or et Grand Mère constituerait un pas important dans l'internationalisation de Lavazza. Son financement semble assuré : Lavazza disposait de 400 millions d'euros de liquidités fin décembre selon Reuters, qui cite une source proche du dossier. Cette opération semble toutefois de nature opportuniste. En mai dernier, Lavazza citait le Royaume-Uni, l'Allemagne et les Etats-Unis comme zones prioritaires. Les Etats-Unis étaient présentés comme devant devenir le second marché du groupe, grâce notamment au partenariat industriel et commercial avec Keurig Green Mountain.

A noter, Lavazza a cédé en août dernier la chaîne indienne de cafés Barista (200 points de vente), qu'il continuera à fournir dans le cadre d'un accord de long terme. Lavazza indiquait alors vouloir augmenter ses ventes de 50 % d'ici à dix ans, afin de préserver son indépendance, selon Reuters. Aux côtés de ses marchés historiques (Australie, Europe Centrale et Orientale, bassin méditerranéen), Lavazza, comme les autres industriels, est attentifs aux marchés émergents ou assimilés. Sont notamment évoqués le Brésil et la Russie.

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UNE OPÉRATION AUX CONTOURS ENCORE MAL CONNUS

L'Or et Grand-Mère, qui dégagent ensemble environ 300 millions d'euros de chiffre d'affaires, seraient reprises pour un peu plus de 600 millions d'euros, soit un peu moins de dix fois l'Ebitda consolidé des deux marques, selon Les Echos. Le quotidien annonce aussi que Lavazza pourrait ne reprendre que les marques, et que les usines de Montpellier (34) et Andrézieux (42), qui produisent notamment des capsules compatibles Nespresso, ne seraient pas concernées et pourraient intéresser des fonds.