Une année 2005 qualifiée de « correcte » pour Coopagri Bretagne. Le groupe coopératif de Landerneau (Finistère) a vu son chiffre d’affaires progresser à 1,439 milliard d’euros l’année dernière et son résultat légèrement diminuer à 11,5 millions d’euros. Coopagri entend désormais privilégier les alliances industrielles pour « rester compétitifs ».
Des alliances pourraient se concrétiser prochainement pour Coopagri Bretagne. Mais le directeur général de la coopérative de Landerneau (Finistère), Jean-Bernard Solliec et le président, Denis Manac’h n’ont pas voulu en dire plus le 6 juin, lors de la présentation des résultats 2005 à Rennes. « Plutôt que de faire des acquisitions, nous préférons réaliser des alliances stratégiques et complémentaires», a confié Gérard Maillet, directeur adjoint, en rappelant la création, avec Glon, d’Ovoteam en 2005 sur les ovoproduits. « L’avenir de Coopagri passera par des alliances pour nous permettre de rester compétitifs », a indiqué de son côté Denis Manac’h. En attendant, Coopagri se félicite plutôt de son année 2005, dans un contexte marqué par la grippe aviaire.
« 2005, année correcte »
« 2005 est une année correcte. Elle est le fruit de la stratégie que nous avons mise en place depuis 3 ans », a déclaré Gérard Maillet. Le groupe a vu son chiffre d’affaires progresser de 2 % à 1,439 milliard d’euros, contre 1,416 milliard en 2004. L’activité de la coopérative seule a en revanche reculé de 2 % à 809 millions d’euros contre 827 millions, en raison « de la baisse des prix agricoles et du prix du lait notamment », a indiqué Jean-Bernard Solliec. Le résultat net du groupe a reculé à 11,5 millions d’euros, contre 15 millions en 2004, « mais le résultat 2004 comportait 4 millions d’euros exceptionnels dus à des provisions sur titres », a tenu à préciser Jean-Bernard Solliec. Selon lui, sans la grippe aviaire qui a affecté la fin de l’année 2005, le résultat net aurait dû se situer à 13 millions d’euros en 2005. Coopagri Bretagne a par ailleurs réduit son endettement (long et moyen terme) à 84 millions d’euros (contre 89 millions en 2004) et les fonds propres sont passés à 128 millions d’euros contre 117,5 millions en 2004. La marge brute d’autofinancement a atteint 32 millions d’euros en 2005.
Ronsard a résisté
Du côté des productions du groupe, Gérard Maillet s’est montré plutôt satisfait, tout en reconnaissant un impact de la crise aviaire en fin d’année. « L’année a été correcte jusqu’en octobre, mais la consommation a baissé de 30 % en moyenne et de 50 % en pointe», a-t-il indiqué. Mais la marque Ronsard a semble-t-il limité les dégâts. Les volumes ont représenté 21 143 tonnes en dindes (-5,9 %) et 14 648 tonnes en poulets
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(+8,5 %). « Nous sommes particulièrement polyvalents et réactifs sur ce domaine. Nous avons des dindes de toutes tailles, des poulets standards ou labels, des pintades et des produits entiers ou transformés. Ronsard reste une entreprise solide qui a fait un résultat en hausse malgré la crise », s’est félicité Jean-Bernard Solliec. Les autres productions de Coopagri, allant des bovins, aux porcs, en passant par les légumes frais ou transformés et la nutrition animale ont été « plutôt satisfaisantes », selon le groupe.
Développement de Distri Vert
Du côté des investissements, le pôle de distribution grand public, Distri Vert, bénéficie d’une forte expansion. Coopagri Bretagne a ainsi inauguré son plus grand Magasin Vert, 6 000 m2 (4 millions d’euros investis), dans la banlieue rennaise, à Betton, en octobre 2005. 6 nouvelles ouvertures ont également été réalisées depuis le début de 2006, dont le rachat d’un magasin Vilmorin à Landivisiau. Le groupe possède désormais 150 magasins dont 16 Magasin Vert, 44 Point Vert, 7 Culti Vert et 23 Point Vert Le Jardin. Jean-Bernard Solliec a par ailleurs confirmé l’ouverture prochaine durant l’été de Gelagri Espagne en Andalousie, usine de transformation de légumes. « Les travaux ont pris du retard, mais l’ouverture ne devrait plus tarder. Notre objectif est de traiter 10 000 tonnes par an », a-t-il déclaré. Enfin, il a indiqué que Coopagri allait investir sur son activité laitière, notamment au niveau des fromages avec de nouvelles technologies, censées « apporter plus de valeur ajoutée ». « Coopagri est une coopérative polyvalente, qui bouge et qui évolue au rythme de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Nous aurons du mal à nous bagarrer avec l’Asie ou l’Amérique du Sud, mais nous saurons être compétitifs en Europe», a conclu Denis Manac’h en évoquant notamment les futures alliances possibles.