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En direct de Bruxelles L’axe franco-allemand un brin grippé

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Il n’y a pas que la crise financière qui provoque quelques flottements entre Paris et Berlin. La Pac aussi, du moins si l’on se réfère aux points de vue exprimés par leurs représentants – le ministre puis un haut fonctionnaire du côté français, un secrétaire d’Etat du côté allemand – lors du dernier débat du Conseil agricole de l’UE sur les propositions de réforme. À propos des mesures exceptionnelles préconisées par la Commission européenne dans le cadre de l’OCM unique, la France a parlé d’ « outils indispensables », rappelant les crises du lait et de l’E. coli. L’Allemagne, pour sa part, a jugé que le projet de Bruxelles « va trop loin ». Elle a aussi souligné la nécessité de respecter les règles de l’OMC et réaffirmé l’importance d’une « orientation vers le marché ». De même, à propos des dispositions envisagées pour la gestion des risques dans le cadre de la politique de développement rural, l’Allemagne – et elle n’est pas la seule – a vivement critiqué l’instrument de stabilisation des revenus envisagé sous la forme de fonds de mutualisation, évoquant le risque de distorsions de concurrence entre les Etats membres et affirmant que les paiements directs sont suffisants pour assurer la stabilité recherchée. La France, pour sa part, s’est contentée de noter que ce dispositif doit être facultatif, ce que suggère d’ailleurs la Commission. Enfin, un rapide échange de vues des Vingt-sept sur les agences de paiement a donné à l’Allemagne – et à d’autres – l’occasion de critiquer encore les propositions de réforme de la Pac, qu’elle juge trop complexes et donc a priori trop onéreuses sur le plan administratif.

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