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Volaille/Résultats LDC compte sortir renforcé de la crise

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Grâce à ses récentes acquisitions et au dynamisme de ses activités traiteur et internationales, LDC affiche un chiffre d’affaires en hausse de 13,4% pour son exercice 2005/2006, à 1,56 milliard d’euros. A périmètre constant, ses facturations reculent de 1,5%, en raison de l’impact de la crise de l’influenza aviaire. Le groupe volailler compte réagir en développant son offre de produits élaborés et son pôle de produits traiteurs, avec comme objectif 200 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisés par cette activité d’ici 3 ans. Pour le premier semestre de son prochain exercice, LDC table encore sur une baisse de 12 à 15 millions d’euros de son résultat opérationnel courant.

Après la crise, LDC fait les comptes. Pour son exercice 2005/2006, le groupe volailler affiche un chiffre d’affaires de 1,56 milliard d’euros, en progression de 13,4%… mais en repli de 1,5% à périmètre constant. Conséquence directe de la crise de la grippe aviaire, son résultat opérationnel courant recule de 11%, à 63,1 millions d’euros. Conformément aux prévisions annoncées, la crise aura coûté 15 millions d’euros à LDC. L’activité de son pôle volaille France régresse de 4,3% en valeur et 3% en volume à périmètre identique, avec un chiffre d’affaires qui passe de 1,120 milliard d’euros en 2004/2005 à 1,072 milliard. Bien que l’acquisition de Provialys limite les dégâts, le résultat opérationnel de cette branche passe de 72,2 millions d’euros l’an passé à 56,6 cette année.

Une activité traiteur dynamique…

Si les résultats courants de LDC encaissent assez bien l’impact de la crise, c’est avant tout grâce au dynamisme de ses activités traiteur et internationales, qui totalisent dorénavant 20% du chiffre d’affaires et 10% du résultat opérationnel courant du groupe. Notamment grâce à l’intégration réussie d’Agis, le pôle traiteur du groupe « dépasse pour la première fois les 10 % du chiffre d’affaires », remarque Denis Lambert, président du directoire. Son chiffre d’affaires atteint les 159,4 millions d’euros, en progression de 32,1% (6,7% à périmètre constant) sur un marché en croissance de 7,7%, et son résultat opérationnel a doublé, à 4,9 millions d’euros.

… tout comme l’international

Quant à son activité à l’international, ses facturations progressent de 15%, atteignant les 154,6 millions d’euros. Le recul de 5,4% de son activité en Espagne est notamment largement compensé par les 10,3% de croissance de ses ventes en Pologne, qui représentent 84 % du chiffre d’affaires de ce pôle. Hors de l’Hexagone, LDC commercialise ainsi 83 837 tonnes de produits de volailles (+7,8%).

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Développer l’élaboré

Tirant les conclusions de cette crise, le volailler français renforce ses choix stratégiques et compte miser encore plus sur ses deux relais de croissance. « La crise de la pièce entière était inéluctable, analyse Denis Lambert. La crise de l’influenza aviaire n’a fait que l’accélérer ». Fort de ce constat, le dirigeant entend « redéfinir les gammes vers plus d’élaboré pour retrouver une croissance en valeur». LDC va donc « accompagner la mutation de la consommation » de volaille et développer sa marque Le Gaulois, qui réalise déjà 20% de son chiffre d’affaires en innovations. Le groupe veut « franchir une nouvelle étape dans la croissance» de son pôle traiteur : pizza, sandwich, plats cuisinés, spécialités ethniques… d’ici 3 ans, il s’agit d’atteindre les 200 millions d’euros de chiffre d’affaires avec une marge opérationnelle de 4%. Pour son exercice 2006/2007, LDC prévoit une croissance de 12% de cette activité, mais annonce sur le premier semestre une baisse de 12 à 15 millions d’euros de son résultat opérationnel courant... en attendant un « retour à un niveau de marges bien orienté» au second semestre.

(1) cf. Agra alimentation n°1901, du 20 octobre 2005, p. 19