LDC a annoncé son chiffre d’affaires du troisième trimestre de l’exercice 2021/2022 (clos le 28 février) le 6 janvier. Celui-ci s’élève à 1,3 Mrd€, en hausse de 15,7 % (+12,5 % à périmètre identique et taux de change constants) par rapport à la même période de l’exercice précédent. Cumulées sur neuf mois, les ventes marquent une hausse de 13,9 % (+11,3 % à périmètre et changes constants) à 3,7 Mrd€. Le groupe explique que le pôle volaille France (CA de 2,75 Mrd€ sur neuf mois) a bénéficié de l’effet des revalorisations tarifaires obtenues en 2021 pour faire face à une partie de la hausse des matières premières, mais aussi de la contribution des actifs du Groupe Ronsard intégrés dans le périmètre depuis le 30 avril. À l’international, les ventes (368,7 M€ sur neuf mois) ont été « soutenues par les évolutions favorables du marché et les revalorisations tarifaires ». Enfin dans le traiteur (CA de 541 M€ sur neuf mois), le groupe note « une croissance solide sur les activités frais ».
Alors que les ventes de fin d’année, une période importante pour LDC, se sont déroulées de manière conforme aux attentes du groupe, celui-ci indique néanmoins que dans « un contexte toujours marqué par la hausse sans précédent du prix des matières premières et des charges, les négociations, indispensables pour préserver l’équilibre des filières, ont été engagées avec les principaux clients ». LDC précise qu’à ce jour « seule une partie des hausses demandées a été obtenue ». De fait, si les dirigeants maintiennent l’objectif d’un résultat opérationnel courant de l’ordre de 200 M€ sur l’exercice 2021/2022, ils rappellent qu’il reste conditionné « à l’issue de ces discussions qui se poursuivent ».
Début décembre, à l’occasion de la présentation de ses comptes semestriels, le groupe de volaille avait précisé que des revalorisations tarifaires de l’ordre de 9 % seraient indispensables ces prochains mois pour compenser la nouvelle hausse ininterrompue du prix des matières premières et des charges.