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Bières / Résultats Le bénéfice net d’Heineken chute de 32,7%

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Le groupe néerlandais fait face à une chute de son bénéfice net, qu’il attribue à des effets de change, à des éléments exceptionnels et à un accroissement des amortissements de survaleurs

Le groupe brassicole néerlandais Heineken a annoncé le 22 février un bénéfice net de 537 millions d’euros pour l’exercice 2004, en baisse de 32,7 %. Avant éléments exceptionnels et survaleurs, le bénéfice net ressort à 791 millions d’euros, en baisse de 1,9 %. Son chiffre d’affaires a pourtant progressé de 8,1 % à 10,005 milliards d’euros, pour un volume total de bière vendue en croissance de 13,8 % à 112,6 millions d’hectolitres. La direction du groupe a attribué la baisse de son bénéfice net à des variations de change défavorables à hauteur de 99 millions d’euros, à des éléments exceptionnels tels que l’annulation d’un investissement de 190 millions d’euros réalisé dans le brasseur brésilien Kaiser et, enfin, à un accroissement des amortissements de survaleurs.

100 millions d’investissement marketing en 2005

Aux Etats-Unis, où le groupe affronte la concurrence croissante d’autres bières premium, la marque Heineken a pourtant progressé de 5 % et Amstel Light de 2 %. A contrario, Heineken s’est particulièrement bien comportée sur les marchés où cette bière est considérée comme haut de gamme. Dans ces pays, tels que la Russie, la Pologne, l’Espagne et l’Autriche, la marque a vu ses volumes de ventes augmenter de 4,1 % à 19,2 millions d’hectolitres. Les volumes ont par contre diminué aux Pays-Bas, en Allemagne, en France, en Italie et en Grèce à cause de conditions économiques difficiles et d’un été médiocre, selon la direction. Pour soutenir sa marque phare aux Etats-Unis et pour assurer une nouvelle impulsion en Europe, le groupe annonce d’ors et déjà un investissement de 100 millions d’euros en développement produit et en marketing.

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50 millions d’économies prévus en 2005

Pour l’année en cours, le groupe table sur une croissance organique à un chiffre, qui ne devrait pas dépasser les 5 %. En outre, selon la direction du groupe, les taux de change auront de nouveau un impact négatif, évalué à 50 millions d’euros, sur le bénéfice. Les résultats de l’an passé et les prévisions pour 2005 ont incité la direction à prendre des mesures de réduction des coûts. En Europe de l’Ouest notamment, le groupe espère réaliser d’ici 2007 au moins 50 millions d’euros d’économies. Pour autant, le groupe ne renonce pas à sa politique d’investissements. «En plus de notre stratégie de croissance autonome, nous restons actifs dans la recherche de rachats sélectifs sur des marchés de croissance. Je suis convaincu que cette méthode de gestion intégrée est la base pour un développement durable de nos marques et de nos résultats», a déclaré le p.-d.g. Thony Ruys.