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Le bien-être animal, dossier prioritaire pour 2018

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La question du bien-être animal, notamment pendant leur transport, fait partie des priorités de la Bulgarie, qui vient de prendre la présidence semestrielle du Conseil de l’UE. Des échanges de vues entre les Vingt-huit seront organisés sur l’harmonisation de la mise en œuvre de la législation actuelle.

La campagne #StopTheTrucks issue d’une coalition d’associations européennes de défense du bien-être animal a recueilli plus de 1 million de signatures de citoyens européens demandant une limitation des transports d’animaux à 8 heures (et 4 heures pour les volailles) (1).

La Cour des comptes de l’UE va, elle, mener dans les prochains mois une série d’audits concernant non seulement les conditions d’élevage des animaux dans les exploitations, mais également leur transport et leur abattage, pour évaluer le respect par les États membres des objectifs européens en faveur du bien-être animal. Son rapport est attendu pour la fin de l’année. En attendant, la Cour a déjà publié un document d’information qui fait le point sur la législation en vigueur. Elle va se pencher sur la façon dont la Commission de Bruxelles et les États membres ont assuré la mise en œuvre de la législation communautaire. Autre point qui sera particulièrement examiné par la Cour : l'utilisation par États membres des possibilités de financement dans le cadre des mesures de développement rural de la Pac pour aller au-delà des exigences de base en la matière (1,5 milliard € disponibles sur la période 2014-2020). La prochaine réunion de la plateforme européenne pour le bien-être des animaux, mise en place en 2017 pour entre autres diffuser les bonnes pratiques (2), est prévue pour le 21 juin.

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Par ailleurs, l’Association Eurogroup for animals regrette l’absence de progrès réalisés dans l’UE pour éliminer la castration chirurgicale des porcelets sans anesthésie. Une campagne End Pig Pain, a donc été lancée pour inviter les citoyens à signer une pétition demandant à l’UE d’interdire cette pratique d’ici 2024. Dès qu’elle aura atteint le million de signatures, la pétition sera remise à la Commission européenne.

(1) Voir n° 3602 du 03/07/2017

(2) Voir n° 3599 du 12/06/2017