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Agence bio Le bio « made in France » progresse

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Les conversions à la bio, ainsi que les volumes produits et certifiés, sont en hausse, et la France parvient de mieux en mieux à répondre à sa demande intérieure. Les indicateurs semestriels, présentés par l’Agence bio le 2 octobre, semblent être au vert. Quant à l’avenir du plan bio et aux soutiens publics, ils pourraient être précisés dès le 10 octobre, lors des assises nationales de la filière.

Comme à son habitude, le ton de l’Agence bio était enthousiaste, lors de la présentation bisannuelle des résultats des filières biologiques, le 2 octobre. Au premier semestre, les conversions se poursuivent, avec 880 producteurs et 306 opérateurs supplémentaires engagés. Fin 2012, les surfaces produisant des denrées commercialisées sous le label AB auront vraisemblablement augmenté de près de 25% par rapport à 2011, selon les premières estimations de l’Agence. Les surfaces récoltées en céréales biologiques ont augmenté de 30% au 1er semestre 2012 par rapport au 1er semestre 2011. En fruits, la hausse est de 18%, en vin elle atteint 38%. La production est également en hausse : les volumes de lait bio ont augmenté de 39%, signale l’Agence, permettant de couvrir la quasi-totalité de la demande française.
Le bio « origine France » progresse d’ailleurs, s’est félicitée Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio. Les produits bio importés de voisins européens ou de pays tiers devraient passer, fin 2012, « sous la barre des 30% » en valeur, prédit l’Agence. Une part qui représentait encore 38% en 2009. Comme pour les produits laitiers, la production française de vin, de bovins, d’ovins, de volailles et d’œufs suffit désormais à couvrir la demande intérieure. Les céréales et oléoprotéagineux, en revanche, restent toujours à la traine et n’atteignent pas l’équilibre. Enfin, certaines productions ne pourront, de toute façon, pas provenir de France : café, thé, fruits exotiques… représentent aujourd’hui la moitié des importations.

Une ombre au tableau

Malgré ces points positifs mis en avant par l’Agence, l’avenir est encore en débat pour la filière bio qui attend, le 10 octobre, lors de ses assises nationales, des premières annonces sur le plan bio. Il s’agira aussi, reconnaît François Thiery, son président, de défendre le budget de l’Agence bio, en période de rigueur budgétaire et alors que deux rapports (du Conseil d’Etat et de l’Inspection générale des finances) appellent à encadrer davantage les agences.

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