Dans la future stratégie nationale de déploiement du biocontrôle, l’axe Recherche & Innovation bénéficiera, grâce au Pacte productif, d’un accompagnement fléché, a indiqué le 21 janvier le ministère de l’Agriculture. « Le secteur du biocontrôle a été identifié comme prioritaire dans le cadre du Pacte productif » voulu par le chef de l’État, a souligné Virginie Alavoine (DGAL) au colloque IBMA (entreprises du biocontrôle). Conséquence en termes de recherche et d’innovation, il profitera de dispositifs d’accompagnement « prioritairement fléchés » vers lui et les autres secteurs stratégiques que Bercy est en train de prioriser, selon elle. Mauvaise nouvelle en revanche pour le crédit d’impôt recherche, que l’IBMA espère voir majoré à 60 % pendant dix ans. Le gouvernement va, au pire, le laisser en l’état, d’après le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume : « L’augmenter, je n’en suis pas sûr », « le diminuer, non ».
Le déploiement sur le terrain constitue l’autre « axe majeur » de la stratégie nationale, qui doit être mise en consultation au plus tard d’ici à « quelques semaines ». Dans ce domaine, le ministère « croit beaucoup à l’action collective » et envisage la possibilité de renforcer les GIEE et les groupes dits « 30 000 » (Ecophyto 2), a dévoilé Virginie Alavoine. Des actions sont prévues autour de la surveillance biologique du territoire pour optimiser l’utilisation des produits de biocontrôle. Le ministère a aussi identifié le besoin de mettre en place des structures collectives de démonstration et d’expérimentation. Il prévoit de se pencher sur la formation des futurs agriculteurs aux « nouvelles modalités de production ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les dispositifs d’accompagnement Recherche & Innovation prioritairement fléchés vers le biocontrôle