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FranceAgriMer Le blé français de plus en plus ambitieux à l’export vers les pays tiers

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L’objectif d’exportation de blé tendre vers les pays tiers est rehaussé à 11,2 Mt (contre 11 Mt il y a un mois). Des tensions apparaissent sur le marché mondial, malgré la détente des bilans. Un rythme soutenu d’embarquement est relevé dans les ports français.

L’horizon s’éclaircit encore davantage pour le blé tendre à l’export. FranceAgriMer a rehaussé, le 9 octobre, son objectif « ambitieux » vers les pays tiers, à 11,2 Mt (contre 11 Mt il y a un mois). « Les embarquements dans les ports français restent particulièrement dynamiques », a expliqué la chef de l’unité Grandes Cultures Olivia Le Lamer, à la sortie du conseil spécialisé Céréales. Au 1er octobre, le cumul des expéditions vers les pays tiers atteint 2,5 Mt de blé tendre, contre 1,7 Mt en 2012, soit une hausse de 44 %. « Des tensions apparaissent sur la demande mondiale », a-t-elle ajouté. Cela tient à l’épuisement des disponibilités en provenance du bassin de la mer Noire. Après un démarrage en trombe, le blé russe apparaît moins présent cet automne. Il connaît un défaut de qualité en cultures de printemps. « Mais surtout des retards de semis d’hiver autour de la mer Noire commencent à préoccuper les observateurs de terrain », a-t-elle poursuivi. En Russie et Ukraine, 36 % de surfaces emblavées en moins sont relevées par rapport à l’an dernier. La pluie perturbe aussi la donne sur le marché du maïs, avec deux fois moins de surfaces récoltées comparativement à la même date en 2012. Une dégradation de qualité est signalée à la fois pour les grains russes et ukrainiens.
 
La surprise chinoise
Côté orge, le dynamisme de la demande ressemble à celui manifesté pour le blé. Au 1er octobre, la France a déjà exporté 958 000 t (+58 %), un record absolu. Mais une concurrence plus rude est anticipée pour la suite de la campagne. L’origine Royaume-Uni, dopée par des surfaces en progression d’un tiers, se renforce.
Un élément marquant pour 2013/14 vient des achats en blé et maïs effectués par la Chine. Sa production a beau augmenter, elle n’arrive pas à suivre la croissance de la demande intérieure.
7 Mt d’importations sont prévues, à la fois en blé, une surprise du début de campagne, et maïs.
 
Baisse des semis de blé dur
Par ailleurs, les acteurs de la filière française de blé dur ont exprimé leur inquiétude pour les semis. Une baisse des emblavements se manifeste pour 2013/14 dans toutes les régions, selon Céré’Obs. « Il y a un grand découragement des producteurs de blé dur, a rapporté Olivia Le Lamer. Certaines régions ont connu des déceptions sur la qualité de la récolte 2013, quels que soient les itinéraires techniques. »

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