Abonné

Biomasse-énergie Le Brésil compte multiplier sa production de bioélectricité par 7 d’ici 2020

- - 3 min

Co-produit de l’industrie de l’éthanol, la production de bioélectricité du Brésil devrait être multipliée par sept d’ici 2020, a indiqué Allan Kardec Duailibe, directeur de l’Agence nationale du pétrole du Brésil, de passage à Paris.

On connaît les ambitions du Brésil dans l’industrie de l’éthanol. Le pays compte maintenant compléter sa gamme d’énergies issues de la biomasse avec d’importantes ambitions de production de bioélectricité et de biodiesel. Il devrait multiplier sa production de bioélectricité par plus de sept d’ici 2020. Allan Kardec Duailibe, directeur de l’Agence nationale du pétrole du Brésil, a indiqué lors d’une conférence à l’ambassade du Brésil en France le 10 mars, que la production de bioélectricité passerait de 1 800 mégawatts en 2009 à 13 200 en 2020.
L’essentiel de la bioélectricité produite au Brésil est un co-produit de la combustion de la bagasse de canne dans les sucreries-distilleries. Plus le pays produit d’éthanol, plus il produit d’électricité, ses usines étant excédentaires en courant.

L’industrie de l’éthanol se développe en s’internationalisant
La production montera donc en puissance au même rythme que celle de sucre et d’éthanol, parce que le pays poursuit l’expansion de ce secteur, et maintenant de plus en plus sur un plan international. « Des compagnies de dimension internationale viennent investir au Brésil » dans l’éthanol, car c’est « un business intéressant », a ajouté Allan Kardec Duailibe, citant notamment le partenariat entre le sucrier-éthanolier Cosan et la compagnie Shell. L’implantation de Shell, comme distributeur du bio-éthanol de Cosan, « est intéressante pour nous car cette imbrication aide à l’internationalisation de l’industrie de l’éthanol brésilienne », a commenté Demétrio Bueno Carvalho, conseiller à l’ambassade du Brésil à Paris. Le développement international de l’éthanol est le leitmotiv des responsables brésiliens, car ils en ont le leadership.
Le pays est en train de développer un véritable complexe industriel autour de la biomasse-énergie. Un complexe industriel qui a commencé par l’éthanol en 1905, et qui s’est accéléré depuis 1975. Qui se poursuit par la bioélectricité, et aussi par l’assemblage automobile dans dix usines fabricant déjà 100 modèles de véhicules flex-fuel.

Après l’éthanol et la bioélectricité, le biodiesel
Après l’éthanol et la bioélectricité, le biodiesel : le B100 (biodiesel à 100%) représente 5% de part de marché au Brésil, et cette part devrait atteindre 12% en 2030, « mais nous l’atteindrons peut-être en 2020 ». Évitant prudemment d’évoquer la position de leur pays comme premier exportateur d’éthanol et de sucre dans le monde entier, et en particulier vers l’UE, les responsables brésiliens préfèrent parler de coopération technologique. « Notre président a une politique de transfert de technologie avec la France. Nous allons appuyer ces transferts entre le Brésil et des pays comme la France ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.