La ministre de l’Agriculture du Brésil, Tereza Cristina da Costa, a défendu le 18 janvier l’idée du président Jair Bolsonaro de développer l’agro-négoce sur les terres indigènes, assurant que Brasilia voulait protéger l’Amazonie et dénonçant "l’hystérie" autour de cette question. "Je suis favorable" au développement de l’agro-négoce sur les terres indigènes, "mais il faut modifier la loi", a dit la ministre, expliquant que dans certaines régions du Brésil, la politique de préservation avait laissé de côté le développement des populations. "Dans l’État de Roraima (Nord) il y a un problème très sérieux parce que tout est réservé à la préservation, alors comment l’État peut-il vivre ?", a-t-elle demandé. "Il faut aussi qu’on puisse préserver l’activité économique. Nous ne pouvons plus voir l’environnement (..) de manière idéologique, il faut le voir de manière professionnelle", a dit la ministre au cours d’une rencontre avec des journalistes étrangers à Brasilia. "Il n’existe pas tous ces risques qu’on présente de manière quasi-hystérique selon lesquels maintenant au Brésil nous allons en finir avec les indigènes […] avec les quilombolas", ces communautés de descendants d’esclaves, "il y a une loi"", a-t-elle affirmé.
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