La décision formelle de renforcer les exigences communautaires pour les importations de viande bovine en provenance du Brésil devait être prise, le 17 janvier, par la Commission européenne . Comme prévu, l’UE va imposer des garanties supplémentaires aux services vétérinaires brésiliens pour assurer le respect par les éleveurs de ce pays des normes sanitaires de l’UE.
Le Brésil, indique la Commission de Bruxelles, « a remédié à certaines carences, mais plusieurs missions d’inspection ont cependant mis en évidence des exemples graves de non-respect de la législation en ce qui concerne l’enregistrement des exploitations, l’identification des animaux et le contrôle des mouvements des animaux ». De plus, Brasilia n’a pas honoré ses engagements, note Bruxelles, qui reproche la volonté politique insuffisante des autorités.
Pour l’exécutif européen, il n’est donc « pas possible d’autoriser la poursuite des importations avec les garanties qui s’imposent si le contrôle et la surveillance des exploitations d’origine des animaux susceptibles d’être exportés vers la Communauté ne sont pas renforcés ». L’UE va donc imposer au Brésil de dresser une liste d’exploitations agréées qui respectent pleinement les normes pour les importations dans la Communauté de viande fraîche désossée. Ces élevages devront être audités et inspectés. Les rapports devront être transmis à la Commission. L’Office alimentaire et vétérinaire de l’UE ciblera ces contrôles sur les élevages mentionnés sur la liste. Cette dernière sera publiée sur le système informatique vétérinaire TRACES. Elle pourra être mis à jour par les autorités brésiliennes.
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Cette décision sera appliquée à compter du 31 janvier prochain. Les lots de viande désossés et ayant subi une maturation pour lesquels un certificat a été émis avant cette date pourront être acheminés vers la Communauté jusqu’au 15 mars 2008.