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OMC Le Brésilien Roberto Azevedo successeur de Pascal Lamy

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Après une compétition très serrée avec le Mexicain Herminio Blanco, le Brésilien Roberto Azevedo a été retenu pour diriger l’OMC à partir du 1er septembre (1). « Ce n’est pas une victoire pour le Brésil, ni pour un groupe de pays, mais pour l’Organisation mondiale du commerce », a assuré la présidente brésilienne Dilma Rousseff .

Représentant permanent du Brésil auprès de l’OMC depuis 2008, Roberto Azevedo, 55 ans, diplomate de carrière, a été retenu le 8 mai pour succéder au Français Pascal Lamy au poste de directeur général de l’organisation à compter du 1er septembre. Ce choix, qui doit être confirmé prochainement par les 159 pays membres, est la conclusion d’un processus de désignation lancé il y a six mois, avec, initialement, neuf candidatures.
« Pour le Brésil, il est clair qu’étant donné son engagement et son expérience, (le nouveau directeur général) sera capable de mener l’organisation sur le chemin d’un ordre économique mondial plus juste et plus dynamique », a commenté la présidente brésilienne Dilma Rousseff dans un communiqué. « Ce n’est pas une victoire pour le Brésil, ni pour un groupe de pays, mais pour l’Organisation mondiale du commerce », a-t-elle assuré.

Sucre et coton à son palmarès

Roberto Azevedo s’est notamment battu, avec succès, contre la politique de l’UE dans le secteur du sucre et contre celle des États-Unis pour le coton. Mais le Brésil a été sévèrement critiqué par des membres de l’OMC après le relèvement de ses droits de douane sur des centaines de produits importés et l’adoption de règlements favorisant les produits nationaux lors des appels d’offres publics. Soutenu par la Russie et les grands pays émergents – Inde, Chine, Afrique du Sud –, le prochain directeur général de l’organisation mondiale estime que « le système commercial est affaibli par la complète paralysie des négociations » du cycle de Doha. Il devra immédiatement s’atteler à la préparation de la Conférence ministérielle de décembre à Bali. L’ordre du jour de ce sommet, qui est censé déboucher sur un accord de standardisation des procédures douanières, devrait aussi inclure de nouvelles règles en matière de sécurité alimentaire et des concessions aux pays les plus pauvres (2).

(1) Voir n° 3397 du 06/05/13
(2) Voir même numéro

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