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Le budget en embuscade

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La Pac ne fera probablement pas l’objet d’une révision à mi-parcours à proprement parler. Cet exercice, qui serait plutôt prématuré, est remplacé par la simplification – en cours – des règles actuelles, celles sur le verdissement en particulier. Et la réflexion de fond, qui a déjà commencé, concerne l’après-2020. En fait, le débat le plus sensible semble devoir porter sur une autre révision à mi-parcours, celle du cadre financier pluriannuel 2014-2020 de l’Union. Lequel pourrait être amputé de la contribution du Royaume-Uni à partir de 2019 du fait du Brexit. La Commission de Bruxelles propose, pour les prochains exercices, de rendre plus flexible la gestion des dépenses, afin de répondre aux besoins prioritaires, l’investissement et les migrations notamment. Son projet est d’ailleurs titré « Un budget de l’UE axé sur les résultats ». Les États membres contributeurs nets redoutent que cette flexibilité ne se traduise par une augmentation de leurs versements à la caisse commune. Les autres y sont plus favorables, à condition qu’elle n’aboutisse pas à des ponctions sur les politiques traditionnelles, c’est-à-dire agricole et de cohésion. La France, contributrice nette mais aussi grande bénéficiaire de la Pac, se trouve dans une position délicate. Elle devra peut-être choisir.

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