Abonné

Le bulldozer américain

- - 2 min

Les pourparlers pour la conclusion d'un l'accord de libre-échange entre l'UE et les États-Unis, dont un nouveau cycle se déroulera avant la pause de l'été, s'avèrent, comme prévu, particulièrement ardus pour les Européens, au moins sur deux sujets : les indications géographiques et la sûreté alimentaire. Sur le premier sujet, le négociateur en chef américain ne voit pas pourquoi les produits sous signe de qualité de l'UE devraient être plus protégés outre-Atlantique où les consommateurs y ont déjà largement accès. D'ailleurs, à Washington, sénateurs démocrates et républicains jugent « absurde » le souhait de l'UE de faire protéger les appellations d'origine de ses fromages. Même raisonnement pour le vin : pas besoin d'améliorer l'accord bilatéral dans ce secteur, puisque les viticulteurs européens disposent déjà d'importants débouchés aux États-Unis, qui, eux, enregistrent dans ce secteur un énorme déficit commercial vis-à-vis de l'Union. Sur les questions sanitaires également, les interlocuteurs de Bruxelles ne sont guère disposés à composer. La réglementation dans ce domaine doit être fondée sur la « science ». Un point c'est tout. Sous-entendu : les états d'âme de l'UE vis-à-vis, par exemple, de certaines substances utilisées dans les élevages américains ne doivent pas entraver le développement des exportations de viande américaine. L'U.S. Meat Export Federation est d'ailleurs venue à Bruxelles pour avancer quelques arguments simples, rappelant, par exemple, que les États-Unis vendent de la viande à de nombreux pays dans le monde qui la trouvent sûre. Ou encore que la demande en protéines de viande augmentant, la responsabilité de nourrir le monde nécessite l'utilisation de la technologie. Un vrai choc culturel.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

consommateurs
Suivi
Suivre
accord de libre-échange
Suivi
Suivre