Assurant la moitié de la production européenne, la filière française du canard maigre (à rôtir) est dotée depuis peu d’une interprofession qui entend en assurer la promotion.
Apprécié pour son foie gras mais souvent réservé pour des occasions festives, le canard va revenir sous toutes ses formes dans les assiettes, a indiqué à la presse Jean Rosier, président du Cicar (Comité interprofessionnel du canard à rôtir), qui s’est donné pour ambition forte volonté de réhabiliter la consommation de ce palmipède.
Pour promouvoir la profession et défendre ses intérêts, la filière (producteurs, accouveurs, abatteurs-découpeurs, etc) a créé il y a un an le Cicar, qui regroupe quelque 8.000 personnes. Cette interprofession s’est donné plusieurs objectifs: adapter les produits aux modes de consommation (nouvelles découpes...) mais aussi « faire découvrir le canard à rôtir au public» par le biais d’un site internet récemment créé. Car, s’il est doté « d’une bonne image de marque », le canard est jugé « à tort difficile à cuisiner», selon M. Rosier.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Des études et essais en matière d’élevage et de transformation de la viande de canard vont être réalisés. Le Cicar entend aussi plaider sa cause auprès de la grande distribution qui fait trop souvent la part belle « aux seuls magrets», a estimé Loïc Paturel, adhérent du Cicar. « Nos produits peuvent cohabiter avec le monde du gras. Avec une politique tarifaire bien positionnée, le canard à rôtir doit trouver sa place», a-t-il insisté.