En Irlande, Greencore a annoncé, au mois de mars dernier, la fermeture de ses usines sucrières, pour une prime d’abandon de quotas de 146 millions d’euros (200 000 tonnes), sans avoir passé d’accord particulier avec ses employés, explique-t-on à l’Effat. D’où, en mai, des conflits portés devant la Cour du travail, qui a donné raison aux syndicats, mais dont les arrêts n’ont pas de force obligatoire. Avant même que Greencore dépose son plan de restructuration, le gouvernement a alors envisagé de partager la prime entre les betteraviers (environ 30 millions d’euros), l’entreprise (90 millions) et les syndicats (28 millions), reprenant en cela les chiffres de la Cour. D’où un nouveau conflit devant les tribunaux entre Greencore et le gouvernement, ainsi que les betteraviers. Entretemps, les 325 employés irlandais ont perdu leur travail, sans avoir perçu leurs indemnités, ajoute-t-on à l’Effat.