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Climat Le CESE demande que l’agriculture intègre les négociations climatiques

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Le Conseil économique, social et environnemental estime dans un avis adopté le 8 novembre que l’agriculture est la grande oubliée des négociations climatiques. Le CESE appelle donc à ce que l’agriculture fasse l’objet d’un volet de négociation spécifique. Par ailleurs, dans un rapport remis le 7 novembre à Nathalie Koscuisko-Morizet, l’économiste Christian de Perthuis plaide pour l’introduction de la taxe carbone.

Le Conseil économique social et environnemental a adopté le 8 novembre un avis portant sur les négociations internationales sur le climat alors que la conférence de Durban (Afrique du Sud) se tiendra du 28 novembre au 9 décembre. La rapporteuse, Céline Mesquida (groupe Environnement et Nature), y insiste notamment sur la nécessité de prendre en compte l’agriculture dans les négociations, en y accordant un volet de négociation spécifique. En effet pour le CESE l’agriculture est la grande oubliée des négociations. « Ce secteur contribue aux émissions de gaz à effet de serre mais il est aussi, notamment grâce à la séquestration du carbone – sols et forêts – pourvoyeur de solutions qui gagneraient à être valorisées par des mécanismes volontaires », souligne le rapport. Il préconise également la mise en place de politiques de stockage alimentaire pour une gestion prévisionnelle des risques d’événements climatiques extrêmes. De manière plus générale, le CESE se prononce pour que l’Europe se fixe un objectif ambitieux de réduction de gaz à effet de serre (en rehaussant ces engagement à -30% d’émissions d’ici 2020 par rapport à 1990) et soutient la création d’une Organisation mondiale de l’environnement au sein de l’ONU. Enfin, Céline Mesquida demande le renforcement des fonds dédiés au volet adaptation.
Par ailleurs, Nathalie Kosciusko-Morizet s’est vu remettre, le 7 novembre, le rapport qu’elle avait commandé à l’économiste Christian de Perthuis sur les « trajectoires 2020-2050 vers une économie sobre en carbone ». Objectif : « Rechercher les voies d’une politique climatique faisant rimer ambition élevée en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre et impacts positifs sur la croissance et l’emploi ». Le rapport préconise en particulier la mise en place d’une taxe carbone, de préférence européenne, à défaut française. La ministre de l’Environnement indique qu’elle va examiner ces travaux dans les semaines à venir afin d’asseoir la contribution de la France au débat européen sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre

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