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Transition énergétique Le CESE invite à poursuivre sur l’efficacité énergétique en agriculture

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Les avis du CESE rendus le 8 janvier sur l’efficacité énergétique et la transition énergétique, n’abordent pas l’agriculture comme un sujet prioritaire. Pour autant, le CESE croit en la poursuite du plan de performance énergétique des exploitations agricoles et place la biomasse au rang des énergies renouvelables sur lesquelles miser.

«L’industrie (21%) et l’agriculture (3%) représentent à elles seules près d’un quart de la consommation finale d’énergie en France » : la capacité de ces deux secteurs à générer des « économies d’énergies rentables » est donc « importante ». Telle est l’une des conclusions de l’avis rendu le 8 janvier par le CESE, le Conseil économique, social et environnemental, sur l’efficacité énergétique, sujet dont il s’est auto-saisi. C’est toutefois le secteur du bâtiment qui est le premier désigné par le CESE pour améliorer l’efficacité énergétique.
L’efficacité énergétique, a expliqué Jacky Chorin, représentant du groupe CGT-FO au sein du CESE et rapporteur de l’avis sur le sujet, « consiste à trouver le moyen de consommer moins d’énergie pour le même service rendu ». De manière générale, le CESE appelle à considérer l’efficacité énergétique, axe incontournable de la transition énergétique voulue par le président de la République, comme « une filière industrielle d’avenir ». Dans l’agriculture, c’est le plan de performance énergétique qui devra être déployé.

Miser sur le plan de performance énergétique

Ce plan vise à atteindre, en 2013, 30% d’exploitations à faible dépendance énergétique. Le CESE insiste sur sa poursuite, alors qu’il arrive à échéance en 2013 et que son avenir est en suspens. Le CESE « insiste en particulier sur la réalisation des 100 000 diagnostics de performance énergétique d’ici à 2013 » que prévoit le PPE. Pour l’heure, 12 à 15 000 sont réalisés, selon le ministère de l’Agriculture. Par ailleurs, la dépendance de l’agriculture aux énergies fossiles est liée à la consommation directe de fioul, de gaz et d’électricité du secteur, mais aussi indirectement à la consommation de fertilisants et pesticides de synthèse. « Le CESE note l’intérêt des voies de substitution, principalement de la culture de légumineuses productrices d’azote ainsi qu’une meilleure valorisation des déchets organiques et/ou méthanisés (mais pas issus de cultures produites dans le but de la méthanisation) ».
Enfin, le CESE insiste sur « l’intégration des objectifs de réduction des consommations énergétiques dans les mesures du 2e pilier de la prochaine politique agricole commune afin de favoriser la diffusion des pratiques les plus économes pour chaque production ». Mais le calendrier le permettra-t-il ?
En se penchant par ailleurs sur une seconde auto-saisine axée sur la transition énergétique, le CESE aborde la question des énergies renouvelables. Le Conseil préconise de privilégier le développement des ENR qui ont un fort potentiel de développement, un haut niveau de recherche et qui ont trouvé un certain équilibre économique leur permettant de créer de l’emploi. Sont considérés comme en phase de développement l’éolien terrestre, le photovoltaïque, la biomasse et la géothermie, et comme ayant « un fort potentiel », le photovoltaïque toujours, l’éolien offshore, les énergies marines et les « biocarburants avancés ». Dans son avis sur la transition énergétique, le CESE appelle à fixer un prix du carbone et à élaborer une véritable politique européenne de l’énergie.

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