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Le Cese propose la création d’un ministère dédié à la coopération internationaleLe Cese propose la création d’un ministère dédié à la coopération internationale

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Le Conseil économique et social (Cese) a voté, le 13 octobre, un avis écrit par Philippe Jahshan, président de Coordination Sud (réseau de 160 ONG) qui propose notamment la création d’un ministère chargé de la coopération internationale pour le développement durable. Ce ministère animerait et piloterait le budget et l’expertise technique de l’aide publique au développement (0,7 % du revenu national brut français). L’objectif : redonner de la visibilité à la coopération, mieux distinguer aide au développement et diplomatie économique, renforcer le pilotage et simplifier l’architecture de l’aide. « Plus de huit ministères ont une compétence en la matière », explique Philippe Jahshan, qui déplore un « pilotage complexe ». Cet avis est rendu à quelques jours de la réunion du comité interministériel de la coopération internationale et du développement (Cicid), présidé par le Premier ministre, et en amont des débats sur le projet de loi de finances 2017.
L’avis propose par ailleurs de « rééquilibrer » l’aide publique au développement française en faveur du don. La France a la particularité de fournir une aide au développement principalement sous forme de prêts (à taux avantageux). Ce choix exclut certains pays les plus pauvres qui ne peuvent recevoir d’aide supplémentaire de la France parce qu’ils ont atteint un niveau maximal d’endettement (Mali et Niger par exemple). Les dons ont également l’avantage de pouvoir transiter par des organisations non gouvernementales, contrairement aux prêts, estime Philippe Jahshan.
Cet avis entend aussi proposer de nouvelles relations avec des pays émergents comme la Chine ou l’Inde, qui interviennent de plus en plus dans les pays les plus pauvres. Philippe Jahsahn propose par exemple de nouvelles « coopérations triangulaires » entre la France, la Chine et l’Afrique. À la Chine qui rencontre de plus en plus de rejets des populations locales et des gouvernements des pays où elle intervient, la France pourrait proposer son expertise dans le développement, et imposer des conditions mieux-disantes en matière de développement durable, estime-t-il.

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