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Le Cese veut limiter l’impact économique des catastrophes naturelles

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Les catastrophes naturelles et leurs conséquences économiques augmentent depuis quelques décennies, affirme une étude du Conseil économique social et environnemental (Cese) présentée le 27 octobre. S’il adhère à l’idée que le changement climatique est en cause, pour le Cese, « l’enjeu n’est plus de lutter contre ce changement mais de s’y adapter ».

« Le changement climatique aura une influence majeure sur certains phénomènes météorologiques », déclare le Cese en présentant son étude intitulée Les territoires face aux catastrophes naturelles : quels outils pour prévenir les risques ?. Limiter les impacts humains et économiques des catastrophes naturelles devient alors une préoccupation essentielle.

Lorsque l’on compare « le coût moyen d’un événement de même intensité au même endroit, il est 20 % plus élevé entre une année N et une année N + 10 en euros constants » indique le rapport. Car la population s’accroît, et de fait, la valeur économique des territoires progresse également. Pour limiter les coûts des catastrophes, le Cese préconise « une politique de prévention européenne ». Celle-ci devrait s’appuyer « sur des mécanismes assurantiels, sans exclure une intervention publique ponctuelle ». Le Cese voit dans cette solution un moyen de n’opter ni pour « un système purement libéral (qui) présente l’inconvénient de laisser les plus vulnérables sans protection », ni pour un système appuyé exclusivement « sur la solidarité nationale » qui présente « des problèmes d’équité ». Il s’agirait également de « conditionner l’intervention du mécanisme européen de couverture » au respect de « standards minimum de prévention » : une façon de « responsabiliser mais aussi de mieux diffuser la culture du risque ».

Limiter l’artificialisation des terres agricoles

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Le Cese s’interroge aussi sur la problématique de l’artificialisation des terres. « La France connaît plus que d’autres pays européens, une extension urbaine continue depuis 50 ans environ », indique le rapport, qui relève les effets pervers de la forte rentabilité foncière des terres agricoles. « Le prix d’un terrain agricole rendu constructible s’élève en moyenne à 64 fois celui de l’hectare agricole vendu libre ». Il apparaît alors au Cese opportun de limiter l’étalement urbain et de s’assurer que « les valeurs agronomiques et environnementales des sols » soient prises en compte « en amont de tout projet de changement de destination des terres ».

Enfin, le Cese rappelle le rôle de l’agriculture dans « la prévention de certains risques naturels » et demande que « l’ensemble de la Politique agricole commune » œuvre en ce sens.

BB