Dans un rapport paru le 14 octobre, trois hauts fonctionnaires du CGAAER (ministère de l’Agriculture) recommandent à la Rue de Varenne de s’investir davantage en faveur de l’agriculture urbaine, notamment au travers de la Pac.
« L’essor pris par l’agriculture urbaine dans le développement des zones urbaines ne peut être ignoré », concluent les auteurs. De manière générale, ils recommandent au « ministère de l’Agriculture de se positionner clairement vis-à-vis de l’agriculture urbaine malgré l’ensemble des controverses (viabilité, performance environnementale, ndlr) qui conduisent encore à questionner les initiatives émergentes ».
Sur le fond, l’agriculture urbaine « présente l’intérêt d’offrir une ouverture sur de nouvelles formes d’initiatives en agriculture, mais sans en revendiquer l’exclusivité ni l’exhaustivité des alternatives », estime le CGAAER. Et même si « ces nouveaux systèmes produisent peu, ils revêtent une valeur à la fois sociale, culturelle et symbolique extrêmement importante et peuvent être considérés comme une opportunité pour réconcilier la ville et son agriculture ».
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Signe de cet intérêt, le CGAAER propose « d’intégrer l’agriculture urbaine dans les réflexions en cours sur la Pac afin d’assurer son éligibilité au nouveau dispositif de soutien aux services écosystémiques. » Interrogée par Agra Presse sur l’opportunité d’une telle aide, l’Association française de l’agriculture urbaine professionnelle (Afaup) se dit plutôt favorable, mais ajoute qu’il serait « légitime que plusieurs ministères financent ces PSE, pas seulement le ministère de l’Agriculture ! »
Les auteurs plaident aussi pour un renforcement des moyens de recherche et d’observation dédiés à l’agriculture urbaine, ainsi que de nommer au ministère « un haut fonctionnaire » dédié à ce sujet. En France plus d’une centaine d’associations et entreprises « travaillant sur l’agriculture intra-urbaine » (jardins partagés, micro-fermes, agriculture indoor…) sont recensées en 2017.
Une centaine d’associations et d’entreprises recensées