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Le changement, c'est maintenant (à Bruxelles)

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L'agriculture n'est citée qu'une fois dans le programme de travail 2015 de la nouvelle Commission européenne, en tant que domaine, parmi d'autres, dans lequel la législation de l'UE devra être exploitée au mieux pour favoriser la croissance. Elle ne figure pas dans les dix priorités de l'exécutif, dont font partie, en revanche, la « révision » du processus décisionnel pour l'autorisation des OGM, dans le cadre d'une « Union du changement démocratique », et « un accord de libre-échange raisonnable et équilibré avec les États-Unis ». Décidée à appliquer le principe de « discontinuité politique », à « faire table rase » des propositions en attente qui ne correspondent pas à ses objectifs, à supprimer la « bureaucratie inutile » et à réexaminer les règles jugées « dépassées », le collège présidé par Jean-Claude Juncker retirera le projet sur l'agriculture bio faute d'accord sur ce dossier « dans les six mois » et suspend celui sur le lait et les fruits à l'école pour évaluer ce régime dans le cadre de la « simplification de la Pac ». Il rappelle aussi que le Parlement européen a demandé à Bruxelles de « retirer » la proposition sur les semences. La Commission compte par ailleurs rebattre les cartes pour la qualité de l'air et l'économie circulaire et procéder à une évaluation de la législation sur les énergies renouvelables, la conservation des habitats naturels et l'étiquetage de la viande bovine. Ce recentrage des priorités et ce grand nettoyage ont notamment pour objectif, selon l'exécutif, de « rétablir la confiance ». Celle des agriculteurs aussi ?

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