Le Comité interprofessionnel de la dinde française (Cidef) cherche à se projeter dans l’avenir pour « ne pas perdre pied » et se lance dans une étude prospective.
«Le Comité interprofessionnel de la dinde française (Cidef) souhaite confier à une équipe pluridisciplinaire une mission visant à définir les scénarios d’avenir » de la production de dinde. Dans sa lettre d’information n°360, le Cidef en explique les raisons : éleveurs et bâtiments âgés, peu de repreneurs, production en baisse… « L’âge des bâtiments se situe autour de 17 ans en poulet et de 19 ans en dinde », relève le Cidef. « Cet âge ne préjuge en rien de la qualité du parc, sauf à considérer que 18% du parc affecté aux volailles de chair a plus de 30 ans », annonce le Cidef. En parallèle, près de 4 aviculteurs sur 10 ont plus de 50 ans. « La diminution du nombre d’éleveurs résulte avant tout de la limitation des arrivants. Dans ce contexte, et sous condition du maintien des marchés existants, il devient évident d’envisager l’adaptation des structures de production dans le sens de l’agrandissement et de la spécialisation. » De plus, d’après le Cidef, la production nationale couvre tout juste les besoins intérieurs et plus de 30% des surfaces d’élevage de dinde libérées ne pourront être reprises. « Il faut se mobiliser autour d’une stratégie d’adaptation si l’on veut ne pas perdre pied », déclare le Cidef. Rigueur technique et spécialisation « pourraient donner un nouvel essor à la production. Selon le Cidef, « ce constat entraîne la nécessité d’impulser une nouvelle dynamique selon deux axes » : un axe technique (définition d’un schéma idéal pour élever la dinde) et un axe administratif (impliquer les services de l’Etat dans les démarches administratives).
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