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Nouveaux aliments Le clonage, une réalité d’ici « trois à cinq ans »

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Dans une note qu’il a adressée à ses homologues de la Commission européenne, le commissaire chargé de la santé, Markos Kyprianou, demande un débat sur la question du clonage car, souligne-t-il, « les biotechnologies attirent invariablement l’attention du public ».

«Il est important que la question du clonage ne devienne pas un sujet tel que les OGM sur lequel le cadre législatif européen et l’opinion publique divergent considérablement », met en garde Markos Kyprianou. Faisant le point sur les prochaines étapes en ce qui concerne l’utilisation du clonage, le commissaire européen à la santé prend soin d’éviter toute référence au règlement sur les nouveaux aliments présenté mi-janvier, et qui devrait pourtant offrir un cadre aux produits, le lait et la viande, issus de clones. Il est peu probable de voir arriver ces produits dans la chaîne alimentaire étant donné le prix de ces animaux, confirme-t-il. Ces derniers devraient rester cantonnés à une fonction de reproduction.

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La législation en place pour les semences et les embryons

L’Union européenne a encore « trois à cinq ans dans tous les cas », pour se préparer au développement de cette technologie et à son arrivée effective sur le marché des reproducteurs. « La législation vétérinaire relative à l’importation de semences et d’embryons en place à l’heure actuelle ne fait pas de distinction entre les animaux donneurs issus de méthode de reproduction conventionnelle ou de bêtes clonées », précise-t-il. A propos du cadre législatif pour la « possible commercialisation » de produits alimentaires issus de clones, il devra être « clarifié ». Se pose notamment la question du champ couvert par la réglementation. « En cas de besoin avéré d’informer les consommateurs, il sera nécessaire de mettre en place des instruments au niveau européen ». Dès lors l’UE devrait se doter d’une base de données faisant la différence entre les animaux clonés, la progéniture des clones et les bêtes « non clonées ». Un tel étiquetage ne serait pas sans poser de problèmes au niveau international, prévient M. Kyprianou.