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Le collectif Nourrir dévoile sa vision : « l’agroécologie paysanne »

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Le document pourra sembler utopique aux plus conservateurs du secteur, mais il marque un tournant. Pour la première fois, une cinquantaine d’associations de protection de l’environnement ou de défense des consommateurs ainsi que la Confédération paysanne sont rassemblés autour d’une vision commune de l’agriculture et de l’alimentation. « Agroécologie paysanne dont l’agriculture biologique : voilà la manière dont nous décrivons le système que nous défendons », résume Mathieu Courgeau, co-président du collectif Nourrir, à l’occasion de la publication de la vision du collectif le 30 janvier. Modes de production, installation, foncier, régimes alimentaires, commerce extérieur, solidarité internationale : le document fait le tour de la plupart des sujets. « Nous n’avions pas réellement fait ce travail avec Pour une Autre Pac. C’est aussi l’occasion pour nous de rappeler les éléments de consensus scientifique sur les adaptations nécessaires face au changement climatique et à la perte de biodiversité ».

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Sur le volet environnemental, la rupture est assumée. Le collectif appelle de ses vœux « une forte diminution du nombre d’animaux élevés », facilitant à la fois les objectifs d’autonomie en fourrage ainsi que la réduction de la taille des fermes. De même, le collectif envisage une Ferme France dans laquelle « l’utilisation des pesticides et des engrais de synthèse est progressivement abandonnée ». Reprenant des objectifs de longue date de la Confédération paysanne, le collectif ambitionne aussi d’installer 400 000 nouveaux agriculteurs et agricultrices d’ici 2050 afin d’atteindre le million de producteurs. « La loi d’orientation agricole (LOA) envisage de réfléchir à l’agriculture à l’horizon 2040: pour nous l’exercice est déjà fait », se réjouit Mathieu Courgeau. Car cette vision, insiste-t-il, sera défendue tout au long des discussions que le ministère animera dans les prochains mois, en vue d’un éventuel texte législatif sur l’installation et la transmission attendu pour l’été.

Le collectif appelle à « une forte diminution du nombre d’animaux élevés »