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Certification des exploitations agricoles Le comité opérationnel rendra une proposition concrète au printemps

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Le comité opérationnel sur la certification des exploitations agricoles vient de se mettre en place. Il sera appuyé par une mission comprenant trois ingénieurs généraux à plein temps. Objectif pour les uns et les autres : prendre beaucoup d’avis et fédérer un maximum de personnes autour du projet de certification.

C’est le 19 décembre que Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable, a annoncé le lancement des 33 comités de pilotage issus du Grenelle de l’environnement. Et c’est le 18 décembre que s’est réuni pour la première fois le comité opérationnel sur la certification des exploitations agricoles, intégré dans le thème « Agriculture écologique et productive ». Présidé par Pierre-Eric Rosenberg, inspecteur général au ministère de l’Agriculture, le comité compte une vingtaine de personnes, issues des organisations agricoles, para-agricoles, ainsi que des représentants de la distribution, des consommateurs ou des organisations environnementales. Le programme est serré : une proposition concrète doit émerger au printemps. Or pour le moment, rien n’est calé hormis les grandes lignes. Le ministère souhaite un dispositif simple, progressif et lisible pour l’exploitant. Mais dans la façon de le réaliser, il semble très ouvert. Objectif principal : obtenir une forte adhésion des différents acteurs au projet, condition sine qua non pour que la certification prenne corps sur le terrain.

Faire venir des gens de l’extérieur

Le comité compte axer sa réflexion sur deux questions : comment organiser le système (jusqu’où diagnostiquer, quand certifier, quelles incitations fournir ?), et que mettre dans le référentiel. La méthode : travailler dans un premier temps sur l’existant. « Il faut examiner les défauts et les qualités des systèmes déjà en place pour les faire se rejoindre », explique Pierre-Eric Rosenberg. Du pain sur la planche en perspective pour les membres du comité. Ceux-ci devront travailler entre les réunions. La prochaine est prévue pour la fin janvier. Elle devrait être l’occasion d’auditionner des intervenants extérieurs au milieu agricole. « Tous les autres secteurs économiques, tels le bâtiment ou le tourisme, vivent avec la certification », rappelle Pierre-Eric Rosenberg. Des idées seraient à prendre du côté du programme européen des forêts certifiées, par exemple.

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Une mission pour éclairer le comité

Parallèlement à ce travail, une mission du CGAER (Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux) va servir à éclairer le comité. Trois ingénieurs généraux y travailleront à plein temps et interrogeront 60 à 70 voire 100 personnes afin de connaître leur avis sur la question de la certification. Il s’agira a priori des fédérations spécialisées, des interprofessions ou des organisations économiques. Pour les interroger, les ingénieurs utiliseront un questionnaire, qui doit être établi très prochainement. Les membres du comité vont devoir donner leur avis dessus d’ici le 10 janvier.