Abonné

Viande bovine Le commerce européen en viande bovine attend l’acide lactique avec impatience

- - 2 min

La perspective d’une autorisation communautaire de l’acide lactique pour la décontamination des carcasses bovines est très bien accueillie par le commerce européen. Ce procédé favorisera une « production de viande plus sûre », assure-t-il, espérant que le feu vert sera formellement donné par la Commission de Bruxelles en février prochain.

L’Union européenne du commerce du bétail et de la viande (UECBV) se félicite du résultat des débats de la commission compétente du Parlement européen qui a décidé, à une faible majorité, de ne pas présenter en session plénière de résolution contre l’utilisation de l’acide lactique pour la décontamination microbiologique des surfaces des carcasses bovines, tant pour la production communautaire que pour les importations. Ce feu vert est demandé par les États-Unis depuis mars 2011.
Elle « note » également que le Conseil agricole de l’UE « ne s’est pas opposé » à la proposition d’autorisation présentée par la Commission de Bruxelles. Le 29 novembre, les ministres ne sont pas parvenus à dégager une majorité qualifiée pour ou contre ce projet (1).
Il revient donc à la Commission de prendre elle-même la décision. L’UECBV « espère  » que celle-ci adoptera le règlement en question « une fois que la procédure parlementaire sera clôturée, d’ici le 3 février 2013 ».

« Un instrument d’hygiène supplémentaire »

Les entrepreneurs du secteur de la viande sont satisfaits de pouvoir « compter sur un instrument d’hygiène supplémentaire. Ils rappellent que l’acide lactique est « produit naturellement par notre organisme », et soulignent que cette substance serait utilisée par les producteurs de viande « sur une base volontaire, en respectant les exigences du système HACCP (analyse des dangers - points critiques pour leur maîtrise) ».
L’emploi de l’acide lactique devra aussi « se conformer au règlement de l’UE sur les critères microbiologiques, qui impose que les autorités nationales compétentes conduisent un audit systématique du niveau d’hygiène dans les abattoirs de l’UE », ajoute l’UECBV, assurant que, ainsi, « le consommateur bénéficiera d’une viande bovine plus sûre ».

(1) Voir n° 3376 du 03/12/12

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.