Abonné

Elargissement > Le commissaire à l’Agriculture hostile à l’adhésion de la Turquie

- - 2 min

Devant les députés de la commission Agriculture du Parlement européen, le 21 septembre, le commissaire à l’Agriculture Franz Fischler a détaillé les problèmes posés par une éventuelle intégration de la Turquie dans l’Union européenne.

La Politique agricole commune ne résisterait pas l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. C’est la position que défend le commissaire européen à l’Agriculture qui, pour ses dernières semaines de mandat, ne cache plus son hostilité à ce nouvel élargissement. Devant la commission Agriculture du Parlement européen, le 21 septembre, il a énuméré les « problèmes » et les difficultés que poserait l’intégration de ce pays. Outre ses doutes quant à « l’ancrage démocratique et laïque à long terme de la Turquie », Franz Fischler évalue à 11,3 milliards d’euros le montant de l’intégration de l’agriculture turque dans l’Union.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Parlement européen
Suivi
Suivre

Prix « très élevés »

« En raison de sa taille, la Turquie représente les dix pays actuels de l’élargissement. Et en Turquie, il y a certains secteurs où les prix sont très élevés. Il faudra nous attendre à des problèmes en matière de revenus », a-t-il prévenu, à l’attention des eurodéputés. Selon lui, les prix internes des céréales, par exemple, sont 30 % supérieurs à ceux pratiqués sur le marché communautaire. En revanche, les productions de fruits et de noisettes turques seraient redoutablement concurrentielles. A cela s’ajoute, aux yeux du commissaire autrichien, le travail colossal en matière de mise aux normes réglementaires européennes que devrait supporter la Turquie.