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En direct de Bruxelles Le compromis... compromis

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Après avoir accordé à la présidence irlandaise, par esprit de compromis, un mandat de négociation avec la Commission et le Parlement européen, les États membres commencent à s’en désolidariser. Trois déclarations ont déjà été déposées par des groupes de délégations. La première, soutenue par une quinzaine de pays, demande l’augmentation à 15 % de la part de l’enveloppe nationale pouvant être accordée à des soutiens couplés autorisés. Une autre, réunissant une dizaine d’États membres, plaide pour la révision des prix de références des produits agricoles afin de tenir compte de l’augmentation des coûts de production. Enfin, une dernière exige le maintien de l’exemption de la discipline financière pour les bénéficiaires d’aides directes touchant moins de 5 000 euros pas an. Sans compter que le Portugal a annoncé son intention de passer par le Parlement européen pour défendre l’idée d’une réallocation de quotas de sucre pour les pays ayant abandonné la production. L’objectif de ces initiatives : donner à la présidence irlandaise des signes qu’elle peut, au cours de sa négociation, aller au-delà du mandat qui lui a été confié et donc se rapprocher de certaines positions du Parlement européen. Dans les négociations en « trilogue » qui se préparent – et qui promettent déjà d’être difficiles –, ces déclarations viennent fragiliser la position du Conseil. Ou ce sont peut-être là des tentatives un peu désespérées de peser dans des discussions sur lesquelles les États membres n’ont plus vraiment prise.

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