Le ton est encore monté d'un cran entre le groupe alsacien Française de Gastronomie et la PME bretonne Larzul. Alors que cette dernière a saisi « le tribunal de commerce de Quimper en urgence pour demander à bénéficier de la procédure de sauvegarde afin de se protéger de ses créanciers », Philippe Boonen, président du groupe Française de Gastronomie a procédé à une petite mise au point, dans un courrier public daté du 29 avril. « En tant qu'actionnaire à 50 % et créancière de la société Larzul, Française de Gastronomie regrette la décision de son dirigeant qui fragilise la société et retarde la recherche de solutions susceptibles de pérenniser les activités sur le site breton », indique ainsi Philippe Boonen. Et ce dernier de rappeler qu'après plusieurs années de contentieux entre les sociétés Larzul et Camargo, filiale de Française de Gastronomie, la cour d'appel de Paris « dans un arrêt définitif du 16 avril 2015 a rejeté l'ensemble des griefs formulés par la société Larzul ». Cette dernière, évoquant les manquements de la société Camargo dans l'exécution de son contrat d'approvisionnements de chairs, pour justifier l'arrêt de son activité escargots, ne réglait plus ses factures.
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En conséquence de l'arrêt d'avril dernier, Larzul est donc redevable de la somme de 1,495 million d'euros, y compris les intérêts à compter d'octobre 2008, à la société Camargo. Une décision dont l'exécution se voit aujourd'hui grandement retardée. PDf