Les ministres de l’Agriculture de l’UE, qui ont débattu, le 14 avril à Luxembourg, des adaptations à apporter à la politique de qualité de l’UE, ont axé leurs discussions sur la mise en place d’un régime spécifique pour la production locale et la vente directe des produits agricoles ainsi que sur la reconnaissance des produits de l’agriculture de montagne.
Deux dossiers sur lesquels la Commission européenne n’a pas encore tranché mais qui sont soutenus par la parlementaire européenne Iratxe Garcia-Pérez (Espagne, socialiste), rapporteur de la commission de l’agriculture sur les propositions sur la politique de qualité présentées en décembre dernier par le collège européen. La plupart des ministres de l’Agriculture ont estimé souhaitable que les produits issus de l’agriculture de montagne puissent bénéficier d’une dénomination afin de pouvoir être clairement identifiés par les consommateurs. Certains ministres ont insisté pour que soient prévus une définition et des critères pour ces productions. Plusieurs pays ont également souhaité que des règles puissent être développées pour les produits de montagne originaires de zones spécifiques. Le projet de la présidence hongroise de prévoir un label particulier pour les ventes locales (ventes directes ou à la ferme) a, en revanche, suscité beaucoup plus de réserves. De nombreux Etats membres ne veulent pas qu’un régime européen viennent interfèrer avec les mesures nationales déjà en place. Les risques de complications supplémentaires sur le plan administratif ont également été mis en avant par plusieurs Etats membres, notamment le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la France. Enfin, plusieurs Etats membres ont indiqué leur intention de clarifier leur position sur ces deux dossiers sur la base des études d’impact que la Commission s’est engagée à réaliser.
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