Pour le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau, le rôle d’accompagnement des chambres d’agriculture doit évidemment rester fort. Afin d’une plus grande efficience, il plaide pour le passage d’« un accompagnement d’une agriculture individuelle à des démarches plus collectives, voire de réseau ». Les Jeunes agriculteurs mettent l’accent sur le lien indispensable entre les chambres et la Recherche et le développement. « Le conseil des chambres doit être porteur des innovations en cours pour chaque secteur », estime Gaël Gauthier, son secrétaire général. Pour les syndicats minoritaires, le problème, c’est surtout le prix de l’accompagnement. François Lucas, vice-président de la Coordination rurale, qualifie de « dérive » la vente de services. Il dénonce aussi le nombre croissant des salariés au sein des chambres. Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne, leur reproche de son côté de « vouloir faire du chiffre ». Il juge aussi indispensable que leur organisation soit revue. Une révision qui, selon lui, pourrait être l’un des débats de la future loi d’avenir pour l’agriculture.
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