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Le Conseil supérieur de l’éducation opposé à la suppression du Bepa

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Le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) s’est prononcé le 7 avril contre la suppression des BEP (Brevets d’études professionnelles), auquel est rattaché le Bepa, indique-t-on au Snetap-FSU, syndicat de l’enseignement agricole public. Le CSE est une instance consultative du ministère de l'Agriculture composée de représentants du personnel (enseignants et autres professions), des parents d’élèves, des syndicats d’élèves et d’étudiants. « Même si le CSE est une instance consultative, ce vote défavorable est un signal fort », a commenté le Snetap, qui estime qu’il est « extraordinaire que la première fédération de professionnels qu’est la FNSEA n’ait pas été informée de la réforme en cours ». « Nous sommes mécontents sur la forme mais nous voulons bien entendre qu’il est nécessaire de réformer le Bepa », a pour sa part réagi Marianne Dutoit, responsable de la commission de la formation à la FNSEA.

L’Éducation nationale a prévu de supprimer les BEP dès la rentrée 2020, et le Bepa à la rentrée de 2021, a rapporté le Snetap à l’issue de la réunion (par téléphone) du CSE. Ce délai d’un an laissera au moins le temps de réfléchir plus posément à une réforme du Bepa, admet le syndicat.

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La DGER (Direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère de l’Agriculture) propose que le Bepa soit transformé en une « attestation certificative », a-t-on appris par ailleurs à la FNSEA, qui a mis ce sujet entre les mains de son bureau national, le 8 avril au matin. Le Snetap-FSU fait remarquer que, pour l’instant, une attestation n’est pas reconnue par le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), qui recense tous les titres auxquels peuvent prétendre les élèves quand ils recherchent un emploi. Cette attestation certificative « reste à construire », selon Marianne Dutoit. « Pour avoir une vraie valeur, elle devra être intégrée à la future convention collective de l’agriculture », a-t-elle précisé, soulignant son accord avec les orientations de l’Éducation nationale et de la DGER, pour « donner plus d’importance aux compétences, pas forcément à travers un diplôme ».

FNSEA : « Mécontents sur la forme mais prêts à discuter de la réforme »