On savait la consommation de confiserie très stable depuis 20 ans. On sait mieux maintenant qui en achète et pour quel type de consommation. Aujourd’hui 8 Français sur 10 consomment des confiseries et la majorité d’entre eux les achète (69 %) mais seulement 46 % pour les consommer seuls, la plupart des produits de la gamme étant destinés au partage, aux usages festifs et aux cadeaux.
Désireuse de mieux cerner ce qu’est la « bonbon attitude » en France, la profession a commandé un sondage BVA permettant de préciser les profils des consommateurs de confiserie. Selon Georges Verquin, président de la Chambre syndicale de la confiserie, si 8 Français sur 10 sont acheteurs de bonbons, ils ne semblent pas portés aux excès. Des résultats qui rassurent en quelque sorte les fabricants parce qu’ils pourraient montrer au ministre de la Santé qu’il n’y a pas péril en la demeure : un quart de la population figure, au travers de ce sondage, dans la catégorie des « réticents » ou des « indifférents » à l’achat de confiserie, auxquels s’ajoutent la population sans cesse croissante des acheteurs de sans sucre (12 % actuellement) et les « raisonnables » (19 %). Pour compléter le tableau, il n’y a que 15 % d’« accros » et 20 % de « gourmands ». D’ailleurs, la consommation moyenne de confiserie en France n’est que de 1 confiserie par tête et par jour et les plus gros consommateurs ne dépassent sans soute guère 2 confiseries.
3,6 kg par an
Avec 3,6 kg consommés par personne et par an (contre 5,8 kg aux Etats-Unis et 9,2 kg au Danemark), il n’y a pas de risque de dépasser la dose de sucre admissible. D’ailleurs, les études qui servent de référence pour le PNNS attribuent à la confiserie seulement 2% des apports de glucides dans l’alimentation des Français alors que le pain ou les fruits et légumes, hautement recommandés, en apportent la majorité.
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Les bonbons et confiseries sont achetés en grande majorité (à 80 %) en GMS (le reste l’étant dans le « circuit long » constitué des boulangeries, stations-service, détaillants spécialisés) ; cette prévalence se retrouve même pour les spécialités régionales (62 %) et les achats sont faits en rayon (70 %) plutôt qu’au passage devant les caisses. Autres leçons du sondage : les consommateurs adultes se tournent à 83 % vers les confiseries dites pour adultes, ce qui n’empêche que 7 adultes sur 10 consomment également des confiseries dites pour enfants. Ils apprécient également les chewing gums : 73 % déclarent en consommer souvent ou de façon occasionnelle.
La consommation de confiseries est largement marquée par la notion de partage (pour 60 % des consommateurs, sachant que 34 % des actes d’achat sont faits dans cette optique). Les foyers avec enfants et les familles nombreuses sont d’ailleurs les plus gros consommateurs. La maison est le principal lieu de consommation (83 % contre 57 % en dehors du domicile) et les occasions le plus souvent citées sont Noël et les anniversaires.