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Environnement Le Copa-Cogeca examine le lien entre environnement et production animale

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Le Copa-Cogeca a organisé un atelier le 26 octobre sur le lien entre protection de l’environnement et accroissement de la production en viande comme en lait.

Le Copa-Cogeca, syndicat européen regroupant agriculteurs et coopératives, a déclaré, dans le cadre d’un atelier organisé le 26 octobre, que la production alimentaire européenne pouvait tout-à-fait être accrue afin de répondre à la demande tout en préservant l’environnement. Cet atelier avait pour objectif « d’examiner, de partager et de mieux comprendre les différentes méthodologies et sources de données utilisées pour calculer les émissions de gaz à effet de serre (GES) », dans les différentes productions animales, selon le communiqué de presse du Copa-Cogeca. Diverses actions et engagements pris par les agriculteurs, l’industrie de la viande, du lait et de l’alimentation animale pour réduire l’impact environnemental de leurs activités ont été présentés. Peter Kendall, vice-président du Copa, a indiqué que « les émissions de gaz à effet de serre de l’ensemble du secteur agricole, y compris de l’élevage, ont déjà été réduites de plus de 20% entre 1990 et 2008. Nous avons vu aujourd’hui que les agriculteurs et les autres opérateurs de la chaîne de production de viande et de produits laitiers pouvaient encore réduire davantage ces émissions de gaz à effet de serre ». Il a repris en précisant qu’« accroître l’efficacité de l’utilisation des ressources pour la production agricole et stocker davantage de carbone dans la végétation et les sols » était tout-à-fait possible, comme d’utiliser la bioénergie et d’autres technologies relatives aux énergies renouvelables afin d’auto-approvisionner les élevages en énergie et de l’exporter vers d’autres secteurs de l’économie.

Réactions des présidents des groupes de travail bovin et ovin

Pierre Chevalier, président du groupe de travail « Viande bovine » du Copa-Cogeca, a souligné de son côté que « le piégeage du carbone dans les prairies atteint en moyenne 500 kg de CO2 par par ha et par an en Europe ». Il convient donc de demander, selon lui, « une meilleure reconnaissance des bénéfices publics fournis par les systèmes basés sur les pâturages dans un certain nombre de régions de l’Union européenne ». Il a rappelé que « les zones enherbées fournissent des biens publics non marchands considérables pour un développement durable des zones européennes », comme la protection de la biodiversité, le stockage de l’eau ou la prévention des incendies, des inondations et de l’érosion des sols. Emmanuel Coste, président du groupe de travail « Ovins » du Copa-Cogeca, a pour sa part ajouté que, vue la diversité des travaux présentés, « il est important de travailler dans le but d’une harmonisation des méthodologies au niveau international ». En effet, cela permettra de fournir des données comparables et donc d’expliquer les différences observées entre les systèmes ».

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