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Viande bovine Le Copa-Cogeca « tire la sonnette d’alarme » sur la filière bovine

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Pris en étau entre des coûts de production élevés et de faibles marges, le secteur européen de la viande bovine, dont le revenu est déjà très faible, connaît « une situation catastrophique », selon les organisations agricoles et coopératives de l’UE (Copa-Cogeca). Celles-ci réclament diverses mesures pour tenter de redresser la situation.

Les organisations agricoles et coopératives de l’UE « tirent la sonnette d’alarme » dans un communiqué publié le 12 avril. Selon Pierre Chevalier, le président du groupe de travail « viande bovine » du Copa-Cogeca, « la situation est très délicate dans le secteur en raison des mauvaises conditions climatiques – hivers tardifs, importantes précipitations – dans plusieurs États membres, ce qui a rendu l’approvisionnement en aliments pour animaux difficile. La disponibilité des aliments d’hiver est très mauvaise et les stocks sont presque épuisés ». Les producteurs européens de viande bovine sont ainsi « pris en étau entre des coûts de production élevés et de faibles marges, dans un secteur où les agriculteurs ont l’un des revenus les plus bas ».

Actualiser le prix d’intervention

Face à cette situation, le Copa-Cogeca estime que le soutien dans le cadre de la future Pac doit être plus ciblé et la production encouragée par le biais de la prime à la vache allaitante. Il considère que les mesures de gestion du marché, telles que l’intervention, doivent elles aussi être améliorées et que le prix d’intervention doit être actualisé afin de tenir compte de la hausse des prix des intrants. De plus, les éleveurs doivent, selon les organisations agricoles et coopératives de l’UE, disposer d’une certaine flexibilité afin qu’ils puissent produire des aliments pour animaux au sein de l’exploitation, ce qui leur garantirait une autonomie sur le plan de l’alimentation animale.
Le Copa-Cogeca considère enfin que les négociations commerciales bilatérales entre l’UE et les pays tiers ont pour conséquence « une forte pression ». Ces pourparlers, souligne-t-il, « suscitent de graves préoccupations dans le secteur bovin. Il est donc essentiel que des décisions politiques soient prises pour préserver la production européenne et l’avenir du secteur ».

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