Le Français Jean-Michel Lemétayer, le nouveau président du Copa (Comité des organisations professionnelles agricoles de l’UE) s’est dit résolu, le 16 mai à Bruxelles, à faire de cette organisation sur l’avenir de la Pac. Quitte à et à bousculer quelque peu les méthodes de travail du lobby agricole.
Alors que les ministres de l’agriculture de l’UE se retrouvent à Mayence, du 20 au 22 mai, pour des discussions à bâtons rompus sur l’avenir de la Pac Voir n°3103 du 07/05/07., le nouveau président du Comité des organisations agricoles de l’UE (Copa), Jean-Michel Lemétayer, a affiché sa détermination à mettre le lobby agricole en ordre de bataille pour qu’il se fasse « mieux entendre auprès de ceux qui prennent des décisions qui engagent l’avenir » des agriculteurs. Pour que le Copa soit « mieux reconnu, entendu et respecté (…) nous avons l’obligation d’affiner nos méthodes de travail ».
M. Lemétayer, président de la principale organisation agricole française (FNSEA), place la négociation à l’OMC en tête de ses « sujets de préoccupations ». « Il est tant de dire stop à tout cela », a-t-il lancé, fustigeant les « erreurs de stratégie » du commissaire au commerce Peter Mandelson qui a « laissé penser à nos partenaires que nous sommes toujours prêts à faire d’autres avancées (…), à tout donner sans rien obtenir ».
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Concernant l’avenir de la part du budget européen consacrée à l’agriculture, le responsable a appelé à un « vrai débat de fond sur les objectifs et les missions assignées au secteur agricole », plaidant notamment pour une meilleure prise en compte des services non marchands. « Si l’on demande à l’agriculture européenne de produire aux prix mondiaux, a-t-il prévenu, elle ne peut pas le faire ». En tout état de cause, avant 2013, le bilan de santé prévue l’an prochain doit selon M. Lemétayer se limiter « tout au plus à des ajustements sans remise en cause fondamentale » de la Pac.