La jeune marque normande de jus de fruits et de cidre Le Coq toqué vient d’intégrer l’incubateur FFWD Agrifood. Ses créateurs prévoient un plan d’investissement qui sera financé par une levée de fonds, actuellement en cours.
Le Coq toqué veut déployer ses ailes bien plus largement qu’il ne l’a fait jusqu’à maintenant. Pour cela, les créateurs de la marque de cidre et de jus de fruits bio viennent d’intégrer l’accélérateur de start-up Fast Forward Agrifood (FFWD Agrifood) soutenu par l’agence de développement de la Région Normandie et le Crédit agricole de Normandie. « Nous allons bénéficier d’un accompagnement pour nous permettre de passer de la micro-entreprise à la PME, nous structurer en conséquence et intégrer le volet industriel de notre activité », explique Timothée Lecoq, président de Cocorico & Co, la société rouennaise qui développe la marque Le coq toqué.
Pour l’instant, la société a investi dans un verger de 20 hectares qui assure une petite partie de ses approvisionnements en fruits, mais pas dans l’outil industriel. Elle s’appuie sur deux partenaires, l’un pour les jus, et l’autre pour les cidres et poirés. Elle se concentre sur la conception des recettes, l’emballage, le marketing et la diffusion, en mettant l’accent sur des ingrédients locaux et biologiques, des recettes originales et une fabrication en France mise en avant par des étiquettes aux couleurs nationales. Depuis son lancement mi-2016, la société a écoulé plus de 700 000 bouteilles, et elle transforme plus de 200 tonnes de fruits chaque année.
Une usine en projet
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En 2020, le chiffre d’affaires issu des ventes des jus et cidre biologiques devrait rapporter un peu plus que les 500 000 euros obtenus en 2019, à 60 % dans les cafés hôtels et restaurants, le reste dans les magasins spécialisés biologiques et via le e-commerce. « Nous avons lancé notre propre site de e-commerce en septembre, une voie que nous allons approfondir en développant notre présence sur les plateformes », déclare Timothée Lecoq.
Parmi les projets de l’entreprise, figure en bonne place l’acquisition de son propre outil de production. « D’ici deux à trois ans, nous souhaitons avoir notre propre équipement pour presser nos fruits et les travailler, ce qui nécessitera un investissement compris entre 1,5 et 2 millions d’euros », évalue Timothée Lecoq. Le jeune dirigeant prévoit que la montée en puissance de la production permettra d’atteindre un chiffre d’affaires de l’ordre de 5 millions d’euros en 2023. Au programme aussi : le développement des ventes à l’international, en Europe ou en Amérique du Nord, où les produits français sont valorisés. En revanche, les deux associés ne comptent pas se renforcer dans l’acquisition de vergers en plus.
Jusqu’à maintenant autofinancé par ses deux associés Timothée Lecoq et Jean-Marie Ravel d’Estienne, Cocorico & Co conduit actuellement une levée de fonds qui lui permettra de financer ses projets de développement.