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Le cours du blé chahuté par le coronavirus

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Une forte volatilité des prix du blé anime les marchés, dans la tourmente liée au coronavirus. La céréale a perdu quasiment 30 €/t, après avoir flirté avec les 200 €/t mi-janvier puis dégringolé à 170 €/t un mois et demi après. La société Agritel a noté le 19 mars un rebond à cause de transports perturbés « en raison d’un manque de conducteurs », notamment pour les trains de marchandise. « Cela entraîne des difficultés d’approvisionnement dans certaines usines, quand celles-ci ne sont pas elles-mêmes affectées par un manque de main d‘œuvre. » Les cours du blé grimpaient pour des livraisons rapprochées, soutenus par « une bonne demande à l’international » et particulièrement de la Chine. Un autre facteur haussier est intervenu plus tôt dans la semaine : des rumeurs de limitation par la Russie de ses exportations de blé. Mais la céréale, comme d’autres commodités agricoles, a surtout vécu une descente aux enfers le 9 mars, jour de panique des bourses mondiales, liée à l’effondrement des prix du pétrole et aux craintes autour de la pandémie de coronavirus. Cette chute de l’or noir entraîne aussi celle du rouble, élément de compétitivité du blé russe. Toutefois, l’euro continue de dévisser face au billet vert, tombant à moins de 1,08 dollar le 19 mars à la mi-journée, ce qui joue en faveur des cours du blé au sein de l’UE.

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