Evialis enregistre au premier semestre 2008 des résultats en forte hausse tirés par le cours élévé des matières premières agricoles. Le groupe de nutrition animale prévient qu’il ne faut pas s’attendre à voir les prix des aliments pour bétails baisser dans les mois à venir.
Evialis, un des leader français de l’alimentation animale, a quasiment doublé son résultat net au premier semestre 2008, passant de 1,8 million d’euros en 2007 à 3,5 millions de bénéfices. Le chiffre d’affaires du groupe de Vannes progresse sur la même période de 46,5% (à 513 millions d’euros). Un bond qui s’explique principalement par la forte hausse du cours des matières premières. À cela s’ajoute la progression de 4,3% des volumes vendus principalement tirés par l’aliment pour vache laitière dont la production a augmenté grâce à un prix du lait favorable. Cette conjoncture est d’autant plus intéressante que l’entreprise dégage une marge plus importante sur l’aliment pour les vaches laitières que pour les élevages de porcs ou volailles.
Pas de baisses de prix à attendre
Si le prix des matières premières agricoles a baissé ses derniers mois, le coût de l’aliment ne devrait pas s’en ressentir immédiatement. Pour Pierre Lefebvre, p. -d. g. d’Evialis, « nous sommes entrés dans une période où le coût des matières premières restera élevé, et on ne peut pas déjà diminuer nos prix alors que les cours peuvent remonter d’un moment à l’autre ». De plus, le fabricant n’a pas pu augmenter ses tarifs dès que les cours ont commencé à grimper en 2007. Il faut donc rattraper les marges du groupe qui ont été moins importantes l’an dernier.
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Des investissements importants en Amérique latine
Pour 2013, Evialis nourrit l’ambition de faire partie des cinq premières entreprises mondiales d’alimentation animale. Deux opérations de croissance externe ont déjà été menées cette année : l’acquisition de 70% du capital de Malta Cleyton, leader mexicain du marché de l’aliment complet ; et le rachat de quatre usines au Brésil appartenant à Cargill. Une ombre au tableau : ces deux investissements pèsent sur l’endettement net de l’entreprise qui atteint 124 M€. En entrant dans le giron d’In Vivo, la société a également récupéré les activités nutrition et santé animale du groupe coopératif. D’ici le début de l’année 2009, les deux partenaires devraient convenir d’un nouveau nom pour clore leur rapprochement.