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Mutualisme Le Crédit agricole dépasse 6,7 millions de sociétaires en France

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Faisant la présentation de ses caractéristiques coopératives, la fédération nationale du Crédit agricole a annoncé que le groupe bancaire avait récemment passé le cap des 6,7 millions de sociétaires. Pour la banque verte, l’année de la Coopération, c’est aussi l’année des banques coopératives et mutualistes.

Trois cent cinquante mille sociétaires nouveaux en un peu plus d’un an. Voilà le progrès enregistré par le groupe Crédit agricole qui atteint maintenant (fin mars) 6,713 millions de sociétaires contre 6,354 millions fin 2010 et 6,578 millions fin 2011. Un chiffre qui peut être amélioré par rapport aux 23,88 millions de clients, selon Dominique Lefebvre, président de la Fédération du Crédit agricole (FNCA) Celui-ci présentait les grandes lignes du mutualisme dans le secteur bancaire à l’occasion d’une rencontre avec la presse le 19 avril justifiée par l’année de la coopération.
En dépit d’un certain flou pour le grand public, flou qui s’explique par l’existence de Crédit agricole SA, entreprise cotée et membre du CAC 40, le Crédit agricole revendique bien sa nature de coopérative, tant dans ses valeurs que dans son fonctionnement. « Après une période de très grande banalisation dans les années 2000, comme l’exprime le secrétaire général Philippe Brassac, banalisation qui a d’ailleurs marqué l’ensemble du monde financier », cette nature coopérative recommence à intéresser le public et la clientèle. La preuve : au moins une dizaine de caisses régionales gagnent actuellement beaucoup de sociétaires. Des sociétaires gagnés par cette culture qui annonce privilégier la valeur d’usage, le long terme, selon les formules de Dominique Lefebvre. « Nous ne menons pas une politique d’optimisation permanente et à tout crin de l’utilisation de nos fonds propres », insiste Philippe Brassac. Celui-ci n’hésite pas à porter un regard parfois critique sur la période antérieure, celle des « subprime » américains et des produits dérivés qui ont coûté bien cher à Crédit agricole SA. « Nous nous sommes peut-être trop laissé aller à la seule recherche de résultats financiers au profit des actionnaires. » Calyon n’a pas suffisamment connecté son activité à des services liés aux territoires des caisses régionales », disait en substance le secrétaire général de la Fédération. En somme, le mutualisme n’est–il pas une part du remède à la financiarisation excessive de l’activité bancaire ?

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