Fin novembre 2020, Loop a commencé à déployer son offre de trente et un produits consignés dans sept magasins franciliens de l’enseigne Carrefour, son partenaire distributeur en France (Agra Alimentation du 28 janvier 2021). Un an après, on compte vingt-deux points de vente tous dotés de corners et de mobiliers dédiés à la consigne qui proposent quarante-deux références produits, dont trente-deux alimentaires, pour une vingtaine de marques. « Les consommateurs sont de plus en plus favorables à cette solution et ils apprécient la qualité des emballages consignés proposés. Ce service innovant nécessite beaucoup d’accompagnement sur le lieu de vente et des ambassadeurs Loop pour aider et informer durant les premières semaines pour chaque implantation dans de nouveaux magasins », souligne Blandine Surry, directrice générale de Loop Europe.
Celle-ci ne communique ni le nombre de clients ni le chiffre d’affaires généré, mais précise que les boissons affichent les plus fortes rotations, avec des taux de retour de 70 à 80 %. Les trois références qui se vendent le mieux sont le Coca Cola, l’eau et le Nutella. Parmi les nouvelles références arrivées en 2021 figurent des petits pots Blédina, ainsi que trois références de légumes Bonduelle. « Nos ambitions restent fortes car nous visons 500 magasins et 1 000 références produits d’ici à 2025", annonce Bertrand Swiderski, directeur développement durable du groupe Carrefour.
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Reste que le déploiement de Loop est lent. « Le retour à la consigne qui a complètement disparu en France est un changement radical de consommation qui nécessite du temps », estime Blandine Surry. Mais le contexte légal, avec de nouveaux décrets favorisant notamment le réemploi et la consigne dont on ne connaît pas encore le calendrier, devrait selon elle contribuer à accélérer cette mutation. Les deux partenaires reconnaissent par ailleurs que l’un des enjeux est de réussir à faire baisser les prix des produits inscrits dans ce modèle circulaire. « Ils doivent être inférieurs à ceux de l’économie linéaire et font l’objet de négociations avec les marques », conclut Bertrand Swiderski.
François Lecocq