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Le diagnostic des deux filières

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L’Agroalimentaire

Le diagnostic du secteur de l’agroalimentaire a été présenté le 25 septembre par le délégué interministériel Alain Berger

Chiffres d’affaires : 150 md€, dont 40 md€ à l’export.
Excédent commercial positif, de 8,5 Md€

Points forts
– Un secteur industriel qui a une bonne résistance aux chocs conjoncturels.
– Les IAA représentent 70% des débouchés pour les productions agricoles françaises.
– Potentiel : développement des exportation de l’IAA vers les pays tiers. Il faut, explique Alain berger, raisonner de plus en plus par filière.

Points faibles
– Un secteur très éclaté entre de multiples PME : 69% des entreprises sont des TPE, 29 % des PME.
– Des entreprises souvent essentiellement tournées vers le marché intérieur
– Une rentabilité faible, donc un attrait moindre pour des investisseurs venus de l’extérieur.
– Un problème d’image vis-à-vis des consommateurs.
– Un dialogue interprofessionnel insuffisant.
– Un problème d’attractivité de l’emploi (pénibilité forte, rémunération faible)
– Fragilité devant des concurrents qui sont souvent intracommunautaires.

Chantiers à venir
– Une problématique sur le coût du travail, la concurrence sur les coûts de production, notamment intra communautaire.
– Relation de filière gagnant-gagnant : le secteur AA est intégré dans une logique de filière. Il faut raisonner en terme de création de valeur commune, et donc intégrer dans ce raisonnement la distribution.
– Améliorer la réponse aux attentes des consommateurs dans un contexte de compression du budget dédié à l’alimentation.
– Il faut faire mieux en terme de valeur : qualité, innovation technologique, sécu sanitaire, travail sur image du produit français sur marchés internationaux.
– Compétitivité à l’export : c’est là que se trouve le potentiel de développement notamment hors Europe.
– Développement durable : ancrage territorial, économies d’énergie, gestion des déchets.
– Problème du financement et des investissements : faire en sorte que les entreprises soient de taille significative
– Emploi et attractivité du travail dans les IAA.

La filière bois
Synthèse présentée par Eric Allain, directeur des politiques agricoles au ministère de l’agriculture et Luc Rousseau, directeur général de la compétitivité, de l’industrie et des services au ministère de l’Industrie.
Chiffre d’affaires : 50 md€
Valeur ajoutée : 15 Md€

Forces
– Une tradition forestière.
– Essences variées et abondantes.
– Des acteurs institutionnels reconnus (CNFPT, ONF FCBA, FBF, FBE...).
– Des segments de filière qui tirent leur épingle du jeu, avec des sociétés, trop peu nombreuses, qui investissent dans des équipements de pointe.
– Un rôle reconnu dans l’aménagement du territoire.

Faiblesses :
– Structuration insuffisante de la propriété forestière : morcellement, difficulté d’exploitation et de valorisation.
– Un secteur de l’exploitation forestière atomisé.
– Un sous-investissement dans la forêt, d’où des difficultés à investir et déficit de compétitivité.
– Valorisation des bois feuillus qui est insuffisante au regard de la ressource disponible.

Chantiers à venir
– Mieux répondre aux attentes du consommateur.
– Possibilité de développer de nouvelles utilisations du bois pour la construction.
– Comment relancer l’usage des feuillus.
– Faire mieux connaître les dispositifs d’accompagnement financiers: fonds stratégique bois, demain la banque publique d’investissement...
– Développer l’emploi.
– Stimuler la compétitivité des entreprises quels que soient les marchés, notamment sur la 1ère transformation du bois (scieries).
– Soutien à l’émergence de stratégies collectives.
– Valorisation complète du bois par les filières.