Les ministères de l’Économie et de la Transition écologique ont annoncé, dans un communiqué du 17 avril, l’interdiction de mise sur le marché des produits contenant du dioxyde de titane (E171) à partir du 1er janvier 2020. Un « arrêté devrait être signé » dans « les meilleurs délais », ajoutent-ils.
Le gouvernement suit l’avis du 15 avril de l’Anses, qui a réitéré ses recommandations concernant cet additif alimentaire classé comme « cancérigène possible » par le Circ. À l’issue de son expertise des « études les plus récentes », l’agence de santé indique ne pas disposer « d’éléments nouveaux permettant de lever les incertitudes sur l’innocuité » de cet additif.
L’affaire avait été déclenchée, en 2017, par la parution d’une étude relative à la toxicité orale du E171, et qui avait mis en évidence « les effets promoteurs potentiels de la cancérogenèse chez le rat », rappelle l’Anses, qui avait déjà, à l’époque, « souligné la nécessité de conduire de nouvelles études toxicologiques afin de confirmer ou d’infirmer les effets rapportés dans cette étude ».
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Utilisé pour ses propriétés colorantes et opacifiantes, son interdiction avait été adoptée par les députés, dans la loi Egalim. La parution d’un arrêté d’application avait toutefois été reportée le 11 janvier dernier par Bercy, qui souhaitait attendre les conclusions de l’Anses pour « disposer des conditions juridiques nécessaires à cette interdiction ».
Plusieurs associations, dont Foodwatch et Agir pour l’Environnement avaient appelé, à la suite de la publication du rapport de l’Anses, le ministre de l’économie Bruno Le Maire, à « prendre le plus rapidement possible » sans « délai ou dérogations diverses », des mesures d’interdiction sur l’ensemble des produits alimentaires « exposant les consommateurs » à cet additif.
Des effets promoteurs potentiels de la cancérogenèse chez le rat